La Confédération nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a annoncé le 16 janvier à Libreville, le dépôt d’une plainte contre le gouvernement devant le Conseil d’État pour «violation de certaines dispositions du statut général de la Fonction Publique».

La Conasysed et son délégué général Louis Patrick Mombo (photo) ont annoncé, le 16 janvier 2021 à Libreville, le dépôt d’une plainte contre le gouvernement devant le Conseil d’État. © D.R.

 

En dépit de petites avancées obtenues à l’issue de sa récente grève d’avertissement de trois jours, la Confédération nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) ne relâche pas la pression. A l’issue de son assemblée générale, tenue le 16 janvier à Libreville, le groupement syndical a annoncé le dépôt d’une plainte contre le gouvernement devant le Conseil d’État pour «violation de certaines dispositions du statut général de la Fonction Publique, du statut général des fonctionnaires». Selon les enseignants, «cette violation se traduit sur le terrain par la non régularisation des situations administratives, la non organisation des concours internes d’entrée à l’ENI et à L’ENS, le non-paiement des rappels solde, etc.».

Cette annonce est intervenue quelques jours après une «grève d’avertissement de trois jours», du 11 au 13 janvier, pour contraindre le gouvernement à négocier en vue de trouver des solutions aux revendications des partenaires sociaux. Un mouvement que la Conasysed pourrait reconduire à tout moment, notamment «en fonction du respect ou non des engagements du gouvernement» et «l’exécution du cahier des charges» des syndicats.

A l’issue de cette grève d’avertissement, les partenaires sociaux ont notamment obtenu le lancement prochain des travaux de la commission du dialogue social au ministère de l’Éducation nationale, ce 18 janvier à Libreville. L’objectif de ces travaux est d’«encourager la formulation d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail ainsi que leur participation démocratique».

Pour que le dialogue social fonctionne, ont prévenu les syndicats, «l’État ne peut rester passif même s’il n’intervient pas directement dans le processus. Il lui incombe de créer un climat politique et social stable qui permette aux organisations de travailleurs, d’employeurs autonomes d’agir librement, sans crainte des représailles même lorsque les relations sont fondamentalement de nature bipartite».

Par ailleurs, tout en espérant que «le gouvernement mettra à profit le temps qui lui est donné pour satisfaire les revendications des enseignants», la Conasysed a prévu sa prochaine assemblée générale le 27 février prochain.

 
GR
 

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