Taciturne depuis sa libération, Stempy Love (Jocelyn Obame Nsimoro pour l’Etat civil) livre quelques petites données concernant la mystérieuse séquestration dont il a été victime toute une année durant, en 2017. Citant Maixent Accrombessi dans une vidéo publiée ce 11 mai sur Facebook, l’ancien animateur de l’émission « Espace jeune » exige réparation à Ali Bongo pour le préjudice subi.

Au sujet de son kidnapping et de sa séquestration d’un an, l’ancien animateur de télévision a laissé le public sur sa faim. © Facebook/Stempy-Lovobame

 

Après l’avoir promis en février 2019 sans l’avoir réalisé, Stempy Love a enfin décidé de parler de la séquestration d’une année dont il a été victime en 2017. Ce 11 mai, l’ancien animateur de l’émission Espace Jeunes a laissé entendre : «beaucoup m’ont demandé de dire ce qu’il s’est passé. Mais j’ai toujours gardé parce que j’estime que cela ne servait à rien de se précipiter et courir. Car, pour moi vous savez ce qu’il s’est passé parce que dans notre pays rien ne se cache». Comme une sorte de fuite en avant.

Maixent Accrombessi et traversée du désert

Selon ses dires, les ennuis de Stempy Love avec le pouvoir en place débutent en 2014 alors qu’il était animateur de l’émission Espace Jeunes sur la RTG (actuelle Gabon 1ère). Il est alors accusé d’avoir tenu à l’antenne «des propos injurieux à l’endroit du directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi». Et de poursuivre, «sans aucune preuve, cela m’a valu la suspension de salaire et mon éviction de la RTG».

S’en suit une longue période de chômage, jusqu’à l’élection présidentielle de 2016 lorsqu’il est sollicité par le directoire de campagne du candidat Jean Ping pour en animer, avec d’autres, le pool communication. Du fait des difficultés qu’il traverse alors, il accepte la proposition sans rechigner. «Parce que ventre affamé n’a point d’oreille et j’avais une femme et une famille dont il fallait s’occuper», argumente-t-il. La présidentielle terminée, il entreprend quelques déplacements dans l’hinterland, notamment dans son bled de Bissock dans le Woleu-Ntem. Alors qu’il accompagne sa concubine à l’hôpital régional de Melen dans la banlieue librevilloise et l’attend dans sa voiture, il est «kidnappé le 19 décembre 2017 part des éléments lourdement armés puis conduit dans un lieu secret», raconte-t-il.

Kidnapping, séquestration et appel à Ali Bongo

Sans plus de détails, Stempy Love dit avoir «été retenu pendant un an dans l’une des structures des renseignements les plus futées du Gabon», affirmant y avoir vu et entendu beaucoup durant sa séquestration. Du fait des sévices physiques et moraux subis, il demande aujourd’hui réparation au président de la République. «Je suis au chômage et j’ai n’ai pas d’activité. Pendant cette douloureuse épreuve de ma vie, j’ai perdu des membres de ma famille. Donc je demande réparation», insiste-t-il.

Voulant rassurer le chef de l’État de sa bonne foi, Stempy Love déclare n’être impliqué dans aucun complot putschiste ou révolutionnaire. «Je ne peux pas moi déstabiliser le Gabon parce qu’e j’ai été accusé d’avoir des armes. Je n’ai qu’un seul pays et je ne peux accepter que mon seul Gabon soit déstabilisé pour des fins politiciennes et je crois que plusieurs Gabonais sont dans cette lancée y compris vous-même», a lancé l’ancien animateur de l’émission Espace jeunes. La majorité de l’auditoire est resté sur sa faim.

 
GR
 

3 Commentaires

  1. leclide dit :

    En fait ce que je comprends des conneries que tu raconte là,c’est que tu l’a bien mérité!tu es et resteras un larbin!Parce qu’on ne peut pas prendre une années de ta vie,accompagné de sévices corporels sans que tu ne prennes une décision clair sur ton avenir!
    vous voulez absolument et toujours être sous les feux de projecteurs,et pour cela vous trempez dans tout et n’importe quoi et après vous voulez vous faire passer pour patriotes,pour des activistes et autres!
    Pourquoi,pour toi ils n’ont pas choisit la case prison?Enriqué aussi était dans le même cas toi non?Mais lui il l’on enfermé!pourquoi toi ils t’ont séquestré?Ne nous prends pas pour des pignoufs!vous cherchez trop,vous aviez un deal ou je ne sais quoi,mais vous aviez une entente et tu t’es fais baiser à tout les niveaux!
    il n’y a que cela qui peut justifier que un an plus-tard,que tu aies gardez le silence.Et que tu veuilles nous faire maladroitement avaler ta sale bouillie là!
    Assume d’avoir été un Mougou et reprends toi en main!Fais autres choses ,tu as une grande expérience professionnelle;réinvente toi!

  2. Serge Makaya dit :

    Ce que je retiens de cet article à la con, c’est que vous avez fait de feu Ali Bongo un presque dieu à qui il ne faut surtout pas faire quoique ce soit. Au fond, le régime pourri des Bongo est quasiment le même que celui de la Chine ou de la Corée du Nord, c’est à dire qu’on est dans une prison à ciel ouvert.

    Je vous rappelle qu’en Chine, il y a des caméras PARTOUT. Il se pourrait même dans les WC. Idem en Corée du Nord. Le Gabon des Bongo est un régime TOTALITAIRE depuis 1967. Car Léon Mba, PAIX À SON ÂME, n’était pas de cette nature.

    Bref, moi j’ai une question à poser aux français, car je préfère 100000 fois être encore dominé par eux ou les les anglais ou américains que par les asiatiques (surtout chinois ou Nord coréens) : » si vous tenez à nous IMPOSER vos PANTINS à la tête de nos pseudos états, faîtes au moins le BON CHOIX. Le bon choix, c’est une personne (homme ou femme) qui n’a dans son coeur que de vouloir faire du BIEN à ses semblables, ses compatriotes. Un tel président, qui ne volera JAMAIS, je suis sur qu’on peut le trouver au Gabon. Car YOUS les gabonais ne s’appellent pas Bongo. Je suis sur que si vous cherchez bien, vous finirez par trouver un BON PRÉSIDENT QUI A LE COEUR SUR LA MAIN.

  3. moundounga dit :

    Bjr. Entre confrère je veux bien que GR est donné un coup de pouce à un pote ou ami. Mais en fin de compte ceci est un mea culpa doublé d’une demande d’aide. La manière est elle la bonne. Je pense pas. Sauf à vouloir une fois de plus et cette fois ci de façon consciente « dépendre ». La fin ne justifie pas toujours les moyens. Amen.

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