Complexe universitaire du Cap Estérias : le chantier presque prêt pour une première rentrée
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgar Mombo, s’est rendu, lundi 10 août 2026, sur le site du futur Complexe universitaire du Cap Estérias, dans la commune d’Akanda. Si la première phase du chantier est presque achevée, le gouvernement entend accélérer la seconde tranche afin de disposer d’une capacité d’accueil suffisante, notamment pour les étudiants de Licence 1. À terme, le complexe doit accueillir jusqu’à 12 000 étudiants.

Vue de quelques bâtiments du futur Complexe universitaire. © D.R.
Le futur Complexe universitaire du Cap Estérias se rapproche de sa mise en service. Au terme d’une nouvelle visite d’inspection du chantier, le 10 août 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur s’est dit satisfait de l’état d’avancement des travaux, particulièrement ceux relevant de la première phase.
«Nous sommes satisfaits de l’avancement des travaux, surtout pour la phase 1 pour laquelle tout est presque prêt pour accueillir nos élèves», a déclaré Pr Charles Edgar Mombo.
Cette première tranche doit permettre d’accueillir environ 3 000 étudiants. Elle comprend notamment plusieurs salles de cours de moyenne capacité, dont certaines sont presque achevées, ainsi que des infrastructures administratives et universitaires.
Mais cette capacité apparaît encore insuffisante au regard des besoins, notamment avec l’arrivée attendue des étudiants de première année de Licence.
Accélérer la deuxième tranche
Pour augmenter les capacités d’accueil, le gouvernement souhaite désormais voir l’entreprise chargée des travaux accélérer la réalisation de la deuxième phase. Celle-ci doit notamment permettre de disposer d’amphithéâtres répondant aux normes et susceptibles d’accueillir un nombre plus important d’étudiants.
«Pour avoir un plus grand nombre d’élèves, notamment pour la Licence 1, nous nous sommes rendu compte qu’il en faudrait effectivement davantage. Il faut donc que l’entreprise travaille sur la phase 2 pour que nous ayons des amphithéâtres aux normes, et que nous puissions faire venir les étudiants», a expliqué le ministre.
Sur le site, un amphithéâtre est notamment en voie de finition. Le membre du gouvernement a également inspecté les salles de classe ainsi que l’hôtel de l’Université, autre composante majeure du complexe.
Un campus conçu comme un modèle universitaire intégré

Des moments de la visite. © D.R.
Initialement conçu comme une école de tourisme et d’hôtellerie, le projet du Cap Estérias devrait finalement être transformé en complexe universitaire. Lancé en 2008, le chantier a connu plusieurs interruptions avant d’être relancé sous la Transition.
Le complexe universitaire est conçu pour répondre à plusieurs besoins à la fois. Outre les bâtiments pédagogiques et les amphithéâtres, il doit intégrer des cités universitaires, dont certaines adaptées aux personnes à mobilité réduite, un restaurant universitaire et des plateaux sportifs.
À terme, l’infrastructure doit porter sa capacité d’accueil à 12 000 étudiants, avec l’ambition de contribuer au désengorgement des campus universitaires existants.
Vers des universités «moteurs économiques»
Au-delà de la seule question de l’accueil des étudiants, Pr Charles Edgar Mombo voit dans ce projet une illustration d’une nouvelle approche du développement des infrastructures universitaires.
«Nous sommes aussi dans un modèle économique assez important, comme le veut Monsieur le Président de la République, chef du gouvernement : faire en sorte que nous ayons des universités typiques et qui cadrent avec sa vision du développement du pays», a-t-il souligné.
Le gouvernement entend notamment s’appuyer sur les partenariats public-privé (PPP) afin de donner aux établissements d’enseignement supérieur une dimension économique plus affirmée.
«Il faut qu’on parvienne à travailler sur la base des partenariats publics-privés pour faire en sorte que nos universités deviennent aussi des moteurs économiques. C’est très important dans la vision que le président est en train d’insuffler», a conclu le ministre.
Avec la perspective de l’achèvement de sa première tranche et l’accélération annoncée de la seconde, le chantier du Cap Estérias apparaît ainsi comme l’un des projets structurants de la politique de modernisation de l’enseignement supérieur au Gabon.















1 Commentaire
L’organisation,véritable institution dans l’institution d’enseignement supérieur, devrait être le moule refondateur de tout carriérisme en éducation au Gabon et en Afrique en général;c’est à dire le cadre transformateur,réformateur,adaptateur et indicateur de toute vocation pour l’enseignement au sens universel.En faire une unité indépendante parallèle et purement théorique ne serait que superfétatoire.