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Sept jours après l’instauration de mesures plus corsées dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, trois jours après la détection du variant britannique du coronavirus au Gabon, et deux jours après la grogne des populations à travers le tintamarre des marmites, un Conseil des ministres a été convoqué ce vendredi 19 Février 2021.

© Facebook/PresidenceGabon

 

La présidence de la République a annoncé un Conseil des ministres ce vendredi 19 Février 2021. Présidé par le chef de l’État et en visioconférence comme devenu de coutume, le conclave gouvernemental tablera certainement sur ce que l’on nomme riposte contre la pandémie de la Covid-19. Comme toujours, par ailleurs, un chapelet de nominations dans l’administration publique peut en être attendu.

Si elle se tient presqu’un mois après celle du 22 janvier, cette table-ronde intervient moins d’une semaine après la conférence de presse du gouvernement dédiée à la riposte sanitaire contre la Covid-19, pandémie officiellement en forte progression au Gabon. Les mesures plus restrictives édictées par ladite communication gouvernementale sont fort controversées par les populations et de nombreux opérateurs économiques, mis sous haute pression financière avec l’exigence accrue de tests PCR à différents niveaux.

Le Conseil des ministres de ce jour se tient également dans un contexte marqué par l’annonce officielle de la présence du variant britannique du coronavirus dans le pays et par le refus des nouvelles mesures restrictives, notamment le couvre-feu à 18H. Ce qui a amené à une « Révolution des casseroles », consistant pour les populations à faire du bruit en frappant sur des casseroles tous les soirs, deux heures après l’heure du couvre-feu.

Au deuxième jour de cette manifestation, des débordements ont été notées à Port-Gentil et Libreville : descentes dans la rue dans les PK, pneus et kiosques incendiés et échauffourées avec les forces de l’ordre dans certains quartiers de Libreville, avec tirs de grenades assourdissantes ou lacrymogènes. Invérifiable pour le moment, les vidéos amateurs de la soirée laissent entrevoir quelques morts. Ce sujet devrait être au cœur du conciliabule gouvernemental. Les populations qui seront absolument attentives en attendent la réaction du chef de l’Etat. Dans le contexte actuel de privation des libertés individuelles et collectives, le gouvernement est littéralement dos au mur. Va-t-il écouter le peuple exaspéré par la coercition instaurée du fait d’une maladie ne figurant même pas dans le top 5 des causes de mortalité au Gabon ? Sinon, que reste-t-il au gouvernement comme moyen de coercition face à la colère montante des populations ? Frapper ? Amener le couvre-feu à 16 h ? Remplir, au nom du respect des mesures barrières et de la lutte contre le nouveau coronavirus, des prisons déjà surpeuplées ? Wait and see.

 
GR
 

14 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Ne cédez SURTOUT PAS aux INTIMIDATIONS de ce régime POURRI. Et sachez une chose VRAIE (qui n’est plus un secret depuis): ALI BONGO N’EXISTE PLUS. ALI BONGO EST MORT. Je vous le répète avec CERTITUDE sans pouvoir vous dire où se trouve son CADAVRE que les français (le Quai d’Orsay) nous cachent. ALI BONGO EST BIEN MORT A RIYAD EN OCTOBRE 2018.

    Vous verrez qu’il ne sera pas capable à Sylvia Bongo de faire parler son sosie avant plusieurs jours, parce que, cela nécessite toute une préparation. Mais si Ali Bongo était encore VIVANT, il serait même intervenu ce soir ou demain. IL NE LE FERA PAS, parce qu’il n’existe PLUS : BOA EST BIEN MORT.

  2. Serge Makaya dit :

    Ces gens ont plus d’un tour dans leur sac. Ke couvre feu instauré, c’est probable qu’ils préparaient UN COUP de grande envergure (faux coup d’État par exemple). Il leur faudra bien trouver une explication à la mort de BOA. Et en initiant un pseudo coup d’État, ils diront qu’on a tué Ali Bongo, et que son fils Nourredine s’est battu courageusement pour défendre son père. Et suite à ce faux coup d’État, il s’imposera comme chef d’État. Ce plan à certainement été sur proposé parmi tant d’autres plans. Un autre plan est celui de nous proposer Junior Sassou-Bongo comme président, ce qu’il faut absolument refuser.

    Ne vous attendez pas à UN Sassou Junior mieux que Nourredine. C’est du pareille au même. Et ces gens ne sont nullement divisés. Bien au contraire, les Bongo-Sassou-Valentin-Quai d’Orsay-Maroc n’ont jamais été aussi SOUDÉS que maintenant.

    Mr Telesphore Ngomo qui fait ces jours ci la PUB de Junior Sassou est certainement rémunéré pour faire cette PUB. C’est un vendu comme beaucoup d’autres gabonais (du PDG surtout). Si nous voulons vraiment la libération d’y Gabon, une seule chose est nécessaire: SOYONS TOUS UNIS.

  3. Serge Makaya dit :

    Plus que jamais, nous devons nous UNIR pour mettre FIN à ce régime pourri. J’appelle une fois encore les frères et soeurs gabonais: Laurence Ndong, Messir Ndong, Thibault Adjatys, Moulenda Jonas, Bob dit le fou, Yannick Ndong Mba, Franck Jocktane, père Paul Mba Abessole, Jean Ping, l’ensemble de la classe politique de gauche comme de droite, etc. C’est grâce à notre UNION que nous pourrons venir à bout de ce régime pourri.

  4. Serge Makaya dit :

    Que font des soldats de la GR dans les rues ? Hier soir, ils étaient dans certaines rues pour frapper sur des gabonais. A Ntare Nzame !! C’est maintenant que ce régime pourri doit tomber définitivement. Actuellement, comme je le sais, les renseignements sont débordés. Le Quai d’Orsay (Emmanuel Macron et Jean Yves Le Drian) ont du passer une mauvaise nuit en entendant les nouvelles du Gabon.

    La libération du Gabon est POSSIBLE. Continuions à taper sur nos casseroles. Mais nous ne sommes pas obligés de nous exposer à la rue où les escadrons de la mort nous attendent. Évitons la rue. Le bruit des casseroles tous les soirs suffit largement pour continuer à faire trembler ce régime pourri. Je le dis pour éviter les morts inutiles de compatriotes. A Ntare Nzame !!

    Et je lance de nouveau un appel à l’unité à tous les opposants et résistants gabonais. Unis, nous serons forts et plus efficaces. Mon fils Owannawintche, résistants en France, merci pour ton combat aussi. Mais ne sois pas rancunier envers tes aînés (Laurence et autres Moulenda…) Apprenons aussi à nous pardonner les uns les autres. Parce que, en de circonstances, nous devons plutôt être UNIS que divisés.

    Ma fille Laurence Ndong, tu sais bien que ton petit frère Owannawintche te reproche des choses, idem pour Moulenda Jonas, appelez-le en tant que aînés et faîtes la paix. Laurence Ndong, tu peux faire cette démarche avec ton petit frère Owannawitche. Merci si tu me lis ce matin ma fille.

    On ne lâche rien. L’union fait la FORCE.

  5. Écoutez au moins une fois la voix du peuple. C’est bien beau de nous confiner. Où sont les mesures d’accompagnement? On n’arrive plus à joindre les 2 bouts. NOUS EN AVONS MARRE🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️🗣️

  6. SERGE MAKAYA dit :

    Un dernier CONSEIL, mes frères et sœurs GABONAIS, n’acceptez JAMAIS Junior Sassou-Bongo comme Président du Gabon. Même s’il se présente à une présidentielle, ce sera TOUJOURS les Bongo au Pouvoir avec le SOUTIEN INDÉFECTIBLE de ses maîtres du Quai d’Orsay. Les Gabonais qui le soutiennent actuellement sont grassement PAYES pour ça. Croyez-moi, je vous en supplie. Je sais ce que j’écris. Moi-même, j’ai donné des mallettes à certains Gabonais, de la part d’Omar Bongo à l’une ou l’autre des présidentielles où il trichait TOUJOURS avec le soutien du Quai d’Orsay. Les Bongo-Sassou-Valentin, c’est la même famille au service de la France. Et vous verrez même certains comme Frédérick ou Pascaline Bongo revenir aux affaires avec Nourredine ou Junior. Leur actuel SILENCE est de la PURE HYPOCRISIE. Ils savent très bien ce qui se trame dans l’ombre. Merci pour votre compréhension.

  7. Manonzo dit :

    Pourquoi à chaque fois que ce peuple pourtant béni du Gabon montre son mécontentement, il doit être abattu comme du gibier en pleine rue ? Le peuple en a marre d’être enfermé comme des rats, ils veulent vivre, c’est leur droit! Honte à ce gouvernement de pacotille et surtout au ministre de la santé qui immite tout ce qu’ils voient en France sans pourtant leur arriver même à la cheville en matière de santé ! J’espère qu’il aura les morts du 18 Février 2021 sur sa conscience pour le restant de ces jours. Ces frères resteront dans nos mémoires pour toujours. Trop c’est trop, il faut laisser les gens libres, ce pays devient la risée de l’Afrique. Pauvre Gabon! Pitié!

  8. Jonas dit :

    Tout ce (ceux) que les Bongo (Valentin/Sassou) touchent est (sont) maudit(s) à jamais. Continuons avec les casseroles mais restez chez vous, évitez les routes, on verra bien comment tout un pays recevra des contraventions et mis en prison pour tappage nocturne. Tout ça finira un jour et la vengeance du peuple sera sur mesure, oeil pour oeil…

  9. helis dit :

    Si la population qu’on veut protéger d’une maladie compte dans ses rangs des morts accélérées puisque causées par des balles, alors le discours de préservation de la population d’une mort qui viendrait de la maladie du coronavirus se trouve délégitimée. En effet, la mort par balle arrive encore plus vite, plus brutalement que celle du coronavirus.

    Raymond Ndong Sima »

  10. durord dit :

    Couvre feu incompréhensible à 18 hr d’où de très très longs embouteillages et des automobilistes exaspérés qui tombent dans les pièges de la police qui, sans scrupule aucun,non seulement se croit maintenant tout permis mais rackette de plus belle et sans aucune pitié (le pays lui appartient t-il ??)lespopulations déjà appauvries par cettre crise ;les prix qui augmentent, confinement plus ou moins déguisé…pas moyen de boire un petit verre…prisonniers à la maison , le gabonais, pressurisé de toute part n’en peut plus. Ce qui devait arriver est arrivé. Que DIEU garde notre pays en paix en reculant l’heure du couvre feu à 20/21hr et surtout en remettant de l’ordre dans les « forces » dites de sécurité qui,, pour l’instant,ne brillent par leur intégrité.

  11. helis dit :

    Si la population qu’on veut protéger d’une maladie compte dans ses rangs des morts accélérées puisque causées par des balles, alors le discours de préservation de la population d’une mort qui viendrait de la maladie du coronavirus se trouve délégitimée. En effet, la mort par balle arrive encore plus vite, plus brutalement que celle du coronavirus.

    Raymond Ndong Sima »

  12. […] des médias gabonais, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes pour disperser les manifestants. Les autorités n’ont pas communiqué de bilan, alors que des […]

  13. Le Nantais dit :

    Que les gabonais ne baissent pas les bras.

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