HABANA

 

Emmanuel Azumaïro, sujet nigérian, a récemment été interpelé par les agents de la Direction générale des Recherches (DGR) avec en sa possession plusieurs lots de produits prohibés et contrefaits parmi lesquels des milliers de faux billets de 100 euros, des aphrodisiaques et des pommades pour faire grossir les seins et les fesses.

Emmanuel Azumaïro devant les produits dont il nie être propriétaire. © L’Union/CNB

 

Il nie en bloc les accusations faisant de lui un des membres d’un réseau de trafic et de vente de produits illicites ayant pignon sur rue au Gabon et au Nigéria. Emmanuel Azumaïro l’assure aux éléments de la DGR qui l’ont interpelé le 27 janvier dernier au port d’Owendo, il n’est qu’un simple marin. Difficile de le prouver sans documents officiels pour l’attester.

Pourtant, face à nos confrères du quotidien L’Union qui rapportent cette arrestation, le sujet nigérian de 27 ans se défend : «Moi, je suis démarcheur auprès des gens qui envoient les choses du Gabon pour le Nigéria et du Nigéria au Gabon. Il en est de même pour ceux qui voyagent. Ce colis porte certes mon nom parce que je suis démarcheur, mais il ne m’appartient pas et je n’avais aucune idée du contenu de celui-ci. Je ne connais pas non plus le propriétaire.»

Il faut dire que c’est une sacrée découverte que les agents ont faite dans les bagages du prétendu marin démarcheur. Nos confrères citent, entre autres, d’importantes quantités de plaquettes de Tramadol (Kobolo), des drogues, des tubes de dentifrice vraisemblablement contrefaits, des pommades pour augmenter le volume des seins et des fesses, et surtout 7 500 faux billets de 100 euros.

Si le suspect a affirmé aux agents de la DGR que l’expéditeur du colis intercepté est de nationalité gabonaise et que celui-ci vivrait au Nigéria, sans jamais communiquer son identité, il a également affirmé être détenteur d’une autorisation lui permettant d’exercer son activité. Un document qu’il a eu du mal à présenter, mais qui, selon lui, a été établi et signé par la Marine marchande du Gabon. L’enquête se poursuit.

 
GR
 

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