L’accès des enfants issus des peuples autochtones (Pygmées) à l’éducation et aux examens nationaux était au cœur d’une rencontre, le 23 septembre 2026, entre le ministère de l’Éducation nationale et l’ONG Agafi. Les échanges ont notamment porté sur la création de classes spécialisées et sur la question de l’état civil, préalable à l’accès aux examens.

Au Gabon, les autorités refusent que l’avenir des enfants pygmées se résume à être des chasseurs-cueilleurs. © D.R.

 

Au Gabon, le gouvernement entend renforcer la prise en compte des enfants issus des peuples autochtones dans le système éducatif. Le bureau de l’ONG Agafi (Association gabonaise d’assistance aux femmes indigènes et indigentes), engagée dans la défense des droits des peuples autochtones, a été reçu mercredi à Libreville par la ministre d’État chargée de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, pour examiner plusieurs problématiques liées à leur scolarisation.

Accès aux examens et citoyenneté

Les discussions ont notamment porté sur l’accès aux examens nationaux, en particulier le certificat d’études primaires et élémentaires et le BEPC.

La question de la citoyenneté a également occupé une place importante dans les échanges.

Pour les représentants de l’ONG, l’accès à l’éducation reste étroitement lié à l’existence d’une identité administrative. « On ne peut pas prétendre aller à l’école, s’instruire, sans qu’on ait une identité. Identité, ça part de quoi ? Ça part de sa naissance », a expliqué la présidente d’Agafi, Jeanne-Marthe Minkoué-Mi-Ella.

L’absence d’acte de naissance peut en effet compliquer les démarches administratives liées à la scolarité et aux examens.

Des classes spécialisées envisagées

Les échanges ont également porté sur l’ouverture de classes spécialisées et sur le renforcement de l’école de base dans les communautés concernées.

Pour Agafi, des avancées ont été enregistrées depuis l’arrivée de l’actuelle ministre au gouvernement.

« Nous allons travailler ensemble pour que la question autochtone soit résolue de manière vraiment efficiente », a déclaré l’un des représentants de l’organisation.

La rencontre ouvre ainsi la voie à une collaboration renforcée entre les pouvoirs publics et les organisations représentant les peuples autochtones parmi lesquels les Baka, Babongo, Bakoya, Barimba, Baghamé, Aka, avec l’objectif d’améliorer leur accès à l’éducation et aux services administratifs.

 
GR
 

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