Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé, le 22 octobre, à Libreville, le lancement officiel des activités de la Gabonaise des Jeux (GDJ), en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de l’Intérieur, Edgard Moukoumbi, et des Sports, Paul Ulrich Kessany. Cette nouvelle société incarne la volonté des autorités de reprendre le contrôle des jeux de divertissement, d’argent et de hasard, désormais placés sous le monopole de l’État. Pour son directeur général, Roméo Fabrice Nguema Ondo, cette création répond aux insuffisances de l’ancien modèle, notamment sur les plans financier, sécuritaire et social. 

Le VPG, les autres officiels et les premiers responsables de la CDJ lors du lancement de ce Concessionnaire exclusif du monopole d’État. © GabonReview

 

La Gabonaise des Jeux (GDJ) a été officiellement lancée le 22 octobre à Libreville, sous l’égide du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, accompagné notamment du président du Conseil d’Administration de la CDJ, Bonjean Bandza, du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Edgard Moukoumbi, et du ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany. Cette cérémonie consacre la reprise en main, par l’État, d’un secteur longtemps jugé insuffisamment encadré. «Cette journée consacre la matérialisation de la volonté de notre cher pays de faire du secteur des Jeux de divertissement, d’argent et de hasard, une activité stratégique de l’État», a déclaré Edgard Moukoumbi, rappelant que l’absence de lisibilité justifie cette réforme.

Faire du Jeu un secteur mieux structuré, plus fiable, plus sécurisé

Instantanés du lancement officiel de la CDJ. © GabonReview

Pour le ministre de l’Intérieur, l’ambition du Gabon est «de faire du Jeu un secteur mieux structuré, plus fiable, plus sécurisé et créateur de valeurs pour notre pays». Concessionnaire exclusif du monopole d’État, la GDJ cumule deux fonctions, à savoir exploiter sa propre offre de jeux et délivrer des licences aux opérateurs tiers, dont elle devra contrôler le respect des cahiers des charges. Il est ainsi question de renforcer la transparence, d’assurer la traçabilité des mises et des gains, de lutter contre la fraude et le blanchiment des capitaux, tout en protégeant les joueurs vulnérables. 

«La confiance ne se décrète pas, elle se construit, elle se démontre, elle se protège», a insisté Roméo Fabrice Nguema Ongdo, le directeur général de la CDJ. La prévention du jeu excessif, l’interdiction d’accès aux mineurs et l’information du public figurent, ainsi, parmi les exigences affichées par la nouvelle structure.

«La nation doit voir les retombées de la réforme de ce secteur»

S’il y a un pan régulation, la GDJ entend faire des revenus du secteur un élément de financement du développement national. Son directeur général a notamment annoncé un financement pluriannuel du championnat national de football, dans le cadre d’une convention à signer avec la Ligue nationale de football professionnel (LNAFP), avec pour objectif d’éviter les interruptions de compétition. 

D’autres disciplines sportives, la culture et les actions sociales, doivent également bénéficier de cet accompagnement. Les recettes publiques pourraient ainsi augmenter significativement. Pour Edgard Moukoumbi, les attentes sont élevées. «La nation doit voir les retombées de la réforme de ce secteur», a-t-il dit. La réussite de la GDJ se mesurera donc autant à sa capacité à assainir le marché qu’aux bénéfices économiques et sociaux effectivement générés pour les Gabonais.

 
GR
 

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