Un centre d’appui en chantier, un nouveau mécanisme d’accompagnement pour 700 à 800 pêcheurs gabonais : à Donguila, dans l’Estuaire, l’État veut donner corps à la gabonisation de la pêche artisanale. Le ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Économie bleue, Georges Christian Waza, y a inspecté les travaux et exposé le dispositif aux professionnels, le samedi 7 novembre 2026.

Le ministre Georges Christian Waza sur le site de pêche de Donguila, le 7 novembre 2026. © D.R.

 

La gabonisation de la pêche artisanale passe aussi par le renforcement des infrastructures et la responsabilisation des acteurs du secteur. Dans cette perspective, le ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Économie bleue, Georges Christian Waza, s’est rendu, le samedi 7 novembre 2026, à Donguila, dans la province de l’Estuaire. Une descente de terrain articulée autour de deux priorités : suivre l’avancement du chantier du futur centre d’appui à la pêche artisanale et échanger directement avec les pêcheurs sur les nouvelles modalités d’accompagnement mises en place par les pouvoirs publics.

Moment d’échanges avec les pêcheurs. © D.R.

Sur le premier volet, le membre du gouvernement a inspecté le chantier, en présence des représentants des administrations et organismes impliqués dans le projet. Il s’agissait de vérifier le niveau d’exécution des travaux et de s’assurer que les observations formulées lors des précédentes visites, en particulier par son prédécesseur, avaient été prises en compte.

«Nous sommes venus pour deux objectifs. Le premier, c’est de faire une visite du chantier pour voir l’état d’avancement, regarder si les observations qui avaient été faites par mon prédécesseur ont été prises en compte. Le deuxième objectif, qui est pragmatique, c’est celui de discuter avec les pêcheurs», a expliqué le ministre.

Au-delà du suivi des infrastructures, le ministre a surtout voulu placer les bénéficiaires au cœur du dispositif. Les échanges ont ainsi porté sur les conditions d’accès au financement, la formalisation des activités, la couverture sociale et le respect des exigences réglementaires. Des représentants de la Direction générale des pêches et de l’aquaculture, de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Banque pour le commerce et l’entrepreneuriat du Gabon (BCEG), partenaire financier de l’État, étaient également présents pour éclairer les pêcheurs sur les procédures administratives, financières et sociales.

Pêche artisanale : une activité à structurer

En toile de fond, les pouvoirs publics entendent structurer davantage une activité encore largement confrontée aux défis de la formalisation. La déclaration des produits de pêche et leur commercialisation dans les centres agréés figurent notamment parmi les obligations rappelées aux professionnels.

La nouvelle phase du programme national de gabonisation de la pêche artisanale devrait toucher entre 700 et 800 pêcheurs gabonais. Après Donguila, le dispositif est appelé à s’étendre à d’autres localités, notamment Cocobeach, Gamba et Mayumba. Un pari sur la professionnalisation du secteur et sur une meilleure implication des nationaux dans l’exploitation des ressources halieutiques du pays.

 

 
GR
 

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