GEF-8 : un programme de 69 millions de dollars pour accélérer la transition urbaine du Grand Libreville
Le ministre de l’Environnement et du Climat, Stanislas Stephen Mouba, a procédé, mercredi 4 novembre 2026, au lancement du projet GEF-8 « Gouvernance intégrée et transformation urbaine pour un Grand Libreville durable ». Doté d’un financement de 8 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), complété par 61 millions de dollars de cofinancement, ce programme entend répondre aux défis environnementaux et urbains de l’agglomération sur les six prochaines années.

Le ministre de l’Environnement et du Climat, Stanislas Stephen Mouba, lors du lancement du projet GEF-8. © D.R.
Le Grand Libreville s’engage dans une nouvelle étape de sa transformation urbaine. Lancé mercredi par le ministre de l’Environnement et du Climat, Stanislas Stephen Mouba, le projet GEF-8 ambitionne de renforcer la prise en compte des impératifs environnementaux dans les politiques d’aménagement et de développement des espaces urbains.
D’une durée de six ans, le programme mobilise une enveloppe d’environ 69 millions de dollars, dont 8 millions apportés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et 61 millions au titre du cofinancement. Il cible plusieurs problématiques structurelles auxquelles l’agglomération de Libreville demeure confrontée : gestion des déchets, assainissement, mobilité urbaine, occupation des sols et aménagement du territoire.
À travers cette initiative, les autorités entendent promouvoir une approche intégrée de la gestion urbaine, en associant davantage les considérations écologiques aux choix de développement territorial.
Mieux planifier pour prévenir les risques

Les officiels posant à l’issue de la cérémonie de lancement. © D.R.
Au-delà des infrastructures et des services urbains, le GEF-8 entend également renforcer les outils de connaissance et de planification territoriale. Une attention particulière sera ainsi accordée à l’amélioration des données cartographiques, notamment pour identifier avec davantage de précision les zones exposées aux inondations.
Un enjeu majeur pour une agglomération confrontée à une urbanisation rapide et à des difficultés récurrentes d’occupation des espaces vulnérables. Ces données devront permettre d’éclairer les décisions publiques, d’orienter les investissements et de mieux anticiper les risques environnementaux.
Les collectivités locales au cœur du dispositif
La réussite du programme reposera également sur le renforcement de la gouvernance territoriale et des capacités opérationnelles des collectivités locales. Celles-ci sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des politiques d’assainissement, de gestion des déchets et d’aménagement urbain.
Engagé dans un processus de validation depuis 2025, le projet entre désormais dans sa phase opérationnelle. Son ambition est de contribuer à faire du Grand Libreville un territoire « mieux planifié, plus durable et plus résilient face aux défis environnementaux ».
Reste désormais à traduire ces orientations en réalisations concrètes, dans une agglomération où la pression démographique, l’occupation parfois anarchique des sols et l’insuffisance des équipements collectifs constituent autant de défis pour la planification urbaine.

















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