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Boudé par le ministère de l’Enseignement supérieur et lassé d’attendre l’intervention de l’Assemblée nationale qui avait promis de saisir le Premier ministre, le Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec) a demandé ce 22 février une audience au chef du gouvernement. Après avoir reconduit sa grève le 10 janvier, il veut discuter avec Ossouka Raponda de la situation qui prévaut dans les universités et grandes écoles pour un retour à la sérénité.

Le Snec espère être reçu en audience par Rose-Christiane Ossouka Raponda. © D.R.

 

Ce 22 février, le Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec) a adressé au Premier ministre Rose-Christiane Ossouka Raponda une demande d’audience. Depuis le 10 janvier, le syndicat a reconduit une grève entamée en juin 2021 et portant sur la régularisation des situations administratives des enseignants et enseignants chercheurs ; le cas des enseignants de l’Institut de technologie d’Owendo (Ito), l’Institut supérieur de technologie (ITS), et l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (Iuso) ; l’augmentation des capacités d’accueil dans les universités et grandes écoles et instituts de recherche ; l’arrimage de la pension retraite au nouveau système de rémunération ; et les vacations.

Après le déclenchement de cette grève, indique le Snec, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur avait ouvert des discussions qui avaient abouti à la signature d’un protocole d’accord le 25 juin. Accepté par les deux parties, il fallait l’accord du Premier ministre pour les questions transversales relevant d’autres départements ministériels. «Depuis lors, le ministre n’a plus donné aucun signe de vie» informe le Snec dans son courrier, expliquant que ce mutisme est à l’origine de la reconduction du mouvement de grève le 10 janvier 2022.

Ne constatant aucune réaction du ministère, rappelle le syndicat, le Snec s’est tourné vers l’Assemblée nationale qui avait promis de saisir le chef du gouvernement pour qu’à son tour, Rose-Christiane Ossouka Raponda appelle les syndicalistes pour discuter de la situation qui prévaut et surtout, pour le retour de la sérénité au sein des universités, grandes écoles et instituts de recherche. «C’est la raison pour laquelle nous vous adressons cette demande», a écrit le Snec qui espère que sa requête retiendra l’attention du chef du gouvernement.

En mai 2021, le syndicat avait déposé sur la table du chef du gouvernement un préavis de grève qui est resté sans suite. Par ailleurs, on a rarement vu Rose-Christiane Ossouka discuter avec les partenaires sociaux, et d’aucuns se demandent si les enseignants chercheurs ont frappé à la bonne porte ?

 
GR
 

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