Haut-Ogooué: l’Agasa saisit 342 produits impropres dans un restaurant, mais des interrogations persistent sur l’équité des contrôles
Une inspection inopinée menée récemment par les inspecteurs de la délégation provinciale de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) dans le Haut-Ogooué a conduit à la saisie de 342 produits alimentaires impropres à la consommation, dont plusieurs avaient dépassé leur date limite de consommation (DLC). Une opération qui illustre la vigilance de l’agence dans la protection de la santé publique, mais qui relance également le débat sur l’étendue et l’équité de ses contrôles.

Une vue des produits et un agent de l’Agasa en pleine inspection. © Agasa
L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) poursuit ses actions de contrôle pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs sur l’ensemble du territoire national. Dans cette dynamique, une inspection inopinée menée le 26 juin dernier par les inspecteurs de sa délégation provinciale du Haut-Ogooué a conduit à la saisie de 342 produits alimentaires impropres à la consommation, dont plusieurs avaient largement dépassé leur date limite de consommation (DLC).
Immédiatement retirés du circuit de distribution, ces produits ne pourront ni être commercialisés ni servis aux consommateurs. Selon l’Agasa, cette opération a permis de prévenir d’éventuels cas d’intoxication alimentaire et de limiter les risques de maladies d’origine alimentaire liées à la consommation de denrées non conformes. «Derrière chaque contrôle, il y a un objectif : protéger la santé des consommateurs», rappelle l’agence, qui affirme vouloir renforcer la confiance des populations dans les établissements de restauration en veillant au respect des normes sanitaires.
L’Agasa moins rigoureux aux géants du marché?
Toutefois, si ces opérations sont généralement saluées lorsqu’elles permettent d’écarter des produits dangereux, elles suscitent aussi des interrogations. Lourd est le constat selon lequel, les contrôles de l’Agasa semblent cibler plus fréquemment les petits commerces, restaurants de proximité et autres opérateurs de taille modeste, qui écopent parfois de fermetures administratives ou de mises sous scellés.
À l’inverse, les grandes surfaces et enseignes de distribution paraissent beaucoup moins concernées médiatiquement par ce type d’interventions, alimentant le sentiment d’une application inégale des contrôles sanitaires. Une perception que l’Agasa gagnerait à dissiper en communiquant davantage sur les inspections réalisées dans l’ensemble des circuits de distribution, quelle que soit la taille des opérateurs.
Au-delà de cette polémique, cette nouvelle saisie rappelle l’importance du respect des règles de conservation et de commercialisation des denrées alimentaires, la sécurité sanitaire demeurant un enjeu important de santé publique.
Thécia Nyomba















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