Face à la polémique entourant l’huile alimentaire camerounaise «Mayor», la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a tenu à rassurer l’opinion publique. Dans un communiqué rendu public le 22 juin, l’administration dément toute présence de cette marque sur le marché gabonais et souligne que ses produits ne sont plus importés ni distribués dans le pays depuis deux ans.

Les huiles alimentaires de marque «Mayor» ne sont plus importées ni commercialisées sur le territoire gabonais depuis plus de deux ans. © D.R.

 

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) indique avoir mené des investigations à l’échelle nationale auprès des opérateurs économiques ainsi que dans les principaux circuits de distribution. À l’issue de ces contrôles, il a été établi que les huiles alimentaires de marque «Mayor» ne sont plus importées ni commercialisées sur le territoire gabonais depuis plus de deux ans.

Ce démenti intervient alors que la marque «Mayor» fait l’objet de controverses dans certains pays de la sous-région, en raison d’allégations qui mettent en cause la qualité de ses produits. Au Cameroun notamment, le Collectif des organisations des consommateurs (COC) a lancé, le 17 juin dernier, une alerte concernant la circulation présumée de produits «Mayor» potentiellement contrefaits ou de qualité douteuse.

Dans son communiqué, le COC évoque des différences d’emballage, des variations de couleur du produit ainsi que la présence de particules visibles dans certaines bouteilles. À titre conservatoire, l’organisation avait recommandé aux consommateurs de suspendre la consommation de certaines références. «Le COC appelle les consommateurs à la prudence et leur recommande de s’abstenir de consommer l’huile MAYOR 1 litre ainsi que d’autres gammes concernées, en attendant les clarifications de l’entreprise SCR Maya et des autorités compétentes», peut-on lire sur le communiqué. 

Les consommateurs appelés à contacter la DGCCRF via un numéro vert 

Pour la DGCCRF, ces préoccupations ne concernent toutefois pas le marché gabonais. «Les inspections réalisées n’ont révélé aucune présence de cette marque dans les commerces visités», a-t-elle précisé. Ainsi, l’administration estime que les informations relayant une prétendue infiltration de l’huile «Mayor» au Gabon sont dépourvues de fondement vérifié.

Soucieuse de préserver la sécurité des consommateurs, la DGCCRF a rappellé qu’elle poursuit ses missions de veille et de contrôle sur l’ensemble du territoire et a invité, par ailleurs, les populations à signaler tout produit suspect via le numéro vert 80 85 ou le contact WhatsApp 061 00 01 93.

Toutefois, si l’alerte lancée au Cameroun suscite des interrogations dans l’opinion, il convient néanmoins de rappeler qu’elle émane d’une organisation de consommateurs. Les conclusions définitives restent tributaires des analyses et communications officielles des autorités compétentes ainsi que du fabricant concerné.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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