L’ancien ministre du Commerce et des PME, récemment nommé président du conseil d’administration de Gab’Oil S.A., appelle à un changement de modèle économique. Dans une tribune publiée sur Facebook ce jeudi 1er octobre, Yves Fernand Manfoumbi défend une stratégie fondée sur la production locale, le financement des entreprises et l’accès des PME aux marchés.

L’ancien ministre du Commerce et des PME, Yves Fernand Manfoumbi. © Facebook

 

«Le Gabon doit désormais faire un choix : continuer à consommer sa richesse ou commencer à la produire, la transformer et la partager.» C’est autour de cette conviction que Yves Fernand Manfoumbi articule sa réflexion sur le devenir du Commerce et des PME. Pour l’ancien ministre, ces secteurs doivent cesser d’être de simples leviers administratifs pour devenir «un pilier de la refondation économique» du pays.

Produire, financer, employer

Sa feuille de route repose sur des objectifs chiffrés : 50 000 PME formelles, 500 milliards de FCFA de financements mobilisés et jusqu’à 200 000 emplois directs et indirects en cinq ans. Pour y parvenir, il propose notamment de faciliter la création d’entreprise, avec un objectif de formalités accomplies en 24 heures, de simplifier les procédures et de rendre pleinement opérationnel le guichet unique.

Le financement constitue l’autre chantier majeur. Manfoumbi préconise la création d’un Fonds national de développement des PME, capable de mobiliser les banques et les partenaires au développement afin d’orienter davantage de capitaux vers les activités productives.

La commande publique comme levier

L’ancien ministre propose également de réserver progressivement une part significative de la commande publique aux PME gabonaises et de renforcer la présence du «Fabriqué au Gabon» dans les circuits de distribution. Une manière, selon lui, de faire de la dépense publique un instrument de développement de l’économie nationale.

La diversification devrait, à ses yeux, s’organiser autour de filières comme l’agriculture, l’agro-industrie, le bois, la pêche, l’élevage, le numérique, l’artisanat, les services, les mines et le pétrole. Chaque filière devrait disposer d’un écosystème associant financement, formation, foncier, technologie et débouchés.

Formaliser autrement

Yves Fernand Manfoumbi appelle enfin à revoir l’approche du secteur informel. La formalisation, estime-t-il, doit donner accès au crédit, aux marchés, à la protection sociale, à la formation et au numérique, plutôt que reposer uniquement sur la contrainte.

Son ambition : faire émerger des PME capables de dépasser le marché national et de conquérir la CEMAC, la CEEAC et la ZLECAf. «Il est temps de passer de l’économie de rente à l’économie de production», conclut-il.

Lire l’intégralité de sa tribune ICI  

 

 
GR
 

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