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Commémorée le 16 juin de chaque année, la journée de l’enfant africain a servi de prétexte à l’Organisation non gouvernementale Omanda pour interpeller les autorités compétentes sur les conditions de scolarisation des enfants des peuples de la forêt du Gabon.

L’ONG Omanda interpelle sur le droit à l’éducation des Pygmées au Gabon. © ONG Omanda

 

Symbole de l’engagement des pays africains à œuvrer pour un mieux-être de l’enfant africain au sortir du violent massacre ayant coûté la vie à près de 600 enfants sous le pouvoir de l’apartheid en 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, la Journée de l’enfant africain est célébrée le16 juin de chaque année. Pour l’édition 2020, la communauté internationale a souhaité mettre l’accent sur «l’accès à un système de justice adaptée aux enfants en Afrique». Au Gabon, l’ONG Omanda, dont la mission est de promouvoir et de valoriser les ethnies minoritaires et les communautés autochtones, en a profité pour interpeller les autorités sur les conditions de scolarisation des enfants des peuples de la forêt, les pygmées.

Aussi, à l’occasion de sa sortie mardi au Musée des arts et des traditions de Libreville, la plateforme s’est-elle appuyée sur le rapport de scolarisation 2014 de l’Institut des statistiques de l’Unesco. Le document indique, entre autres, que 58 millions d’enfants de 6 à 11 ans, dont le plus grand nombre, soit 32,7 millions, se trouverait en Afrique subsaharienne, ne sont toujours pas scolarisés dans le monde.

Si la situation est jugée «satisfaisante» par l’organisation onusienne pour ce qui est du cas du Gabon où le taux de scolarisation est estimé à 83% au cycle primaire, l’ONG Omanda ne rappelle pas moins aux autorités gabonaises que notre pays n’échappe pas à l’observation générale selon laquelle la précarité vécue par de nombreuses familles et l’exploitation socioéconomique des enfants sont les principaux facteurs à l’origine de la non-scolarisation sur le continent. «Les enfants africains des communautés défavorisées ou géographiquement isolées représentent de façon disproportionnée des enfants non scolarisés. Le nombre d’enfants de rue s’accroit, la situation socioéconomique des parents n’est guère reluisante, les politiques gouvernementales s’avèrent inefficaces en matière de droit de l’enfant», explique Rodrigue Mouckandza Mouckandza, le coordonnateur général d’Omanda.

Pour la jeune ONG, qui invite les dirigeants africains à accélérer la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances dans notre pays, il est plus qu’urgent aujourd’hui d’accepter de mener des actions communes en faveur de tous les enfants de l’Afrique. Particulièrement ceux issus des peuples isolés tels que les pygmées pour le cas du Gabon.

«L’éducation est vitale pour l’épanouissement social, et l’instruction essentielle pour le développement économique, social et culturel d’un pays», a martelé l’ONG Omanda, tout en se disant rassurée par «l’attention particulière» accordée à l’épanouissement socioéconomique de l’enfant par le programme 2030 des Nations-Unies et par l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

 
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