Journées scientifiques : l’IRT appelle à un pacte entre chercheurs, entreprises et État
Au terme de la 4ᵉ édition des Journées scientifiques de l’Institut de recherches technologiques (IRT/CENAREST), clôturée le 19 juillet à Libreville, les participants ont formulé une série de recommandations visant à renforcer l’écosystème national de la recherche. Au cœur des priorités : une coopération accrue entre chercheurs et industriels, un financement pérenne de la recherche et une stratégie à long terme pour développer les compétences scientifiques.

Une vue des stands à la dernière journée des JSIRT 2026, le 19 juillet à Libreville. © GabonReview
Après trois jours d’échanges consacrés aux écomatériaux, à l’innovation technologique et à la souveraineté industrielle, la 4ᵉ édition des Journées scientifiques de l’Institut de recherches technologiques (IRT/CENAREST) s’est achevée sur un constat partagé. Selon les organisateurs, la recherche gabonaise ne pourra pleinement contribuer au développement économique qu’à condition de renforcer le pont entre les laboratoires, les universités, les entreprises et les pouvoirs publics.
Pour le directeur adjoint de l’IRT, le Dr Fabre Anguillet, la principale recommandation issue de ces assises est d’instaurer une collaboration plus étroite entre le monde de la recherche et le secteur productif. «Les universitaires travaillent souvent de leur côté, les entreprises également. Pourtant, nous sommes complémentaires. La recherche est là pour répondre aux problématiques des entreprises, de l’industrie et, plus largement, de la société. Mais pour cela, il faut une coopération permanente», a-t-il expliqué.
Dans cette dynamique, les participants ont insisté sur la nécessité de doter la recherche de ressources financières à la hauteur des ambitions nationales. Si les instituts de recherche bénéficient essentiellement de subventions publiques, celles-ci demeurent insuffisantes pour soutenir des projets de long terme.
L’IRT plaide pour des partenariats structurés
Le responsable de l’IRT plaide ainsi pour des partenariats structurés avec le secteur privé, fondés sur des mémorandums d’entente définissant clairement les responsabilités de chaque partie. Une approche qui privilégie, lorsque cela est possible, la mise à disposition d’équipements, de consommables ou de compétences plutôt que le simple transfert de fonds. «L’argent n’est qu’un moyen. Si un partenaire peut directement fournir les équipements, les consommables ou les ressources humaines nécessaires à un projet, cela répond tout aussi efficacement aux besoins de la recherche», a-t-il souligné.
L’IRT s’appuie déjà sur ce modèle dans certains projets, notamment grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui accompagne la mise en place d’un laboratoire vivant consacré à l’agroécologie, avec des travaux portant sur la culture du manioc et l’apiculture.
Toutefois, le Dr Fabre Anguillet estime que ces financements ponctuels ne sauraient remplacer une véritable vision stratégique. Selon lui, la recherche doit être pensée sur des horizons de dix à vingt ans, avec une programmation claire des moyens humains, matériels et financiers nécessaires.
Thécia Nyomba















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