Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a reçu, le mardi 6 octobre, une délégation du groupe espagnol Indra conduite par Pauline Negre Soumah, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. La rencontre a porté sur l’accompagnement de la justice gabonaise dans sa modernisation numérique, avec l’ambition de «déterminer le périmètre de compétences de tout ce qui se fait en matière de digitalisation de données au Gabon».

Le ministre Augustin Emane en séance de travail avec les représentants du groupe espagnol Indra sur l’accompagnement de la justice gabonaise dans sa modernisation numérique. © D.R.

 

À Libreville, la directrice régionale du groupe espagnol Indra pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Pauline Negre Soumah, à la tête d’une délégation d’experts, a été reçue, le 6 octobre, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane. Cette séance de travail a été l’occasion pour l’entreprise spécialisée dans les infrastructures critiques et la transformation numérique des États de présenter ses solutions en matière judiciaire, avec l’ambition d’accompagner le Gabon dans sa stratégie de digitalisation. «Indra dispose d’une équipe d’experts en matière judiciaire, capable d’accompagner l’administration justice au Gabon», a-t-on expliqué lors de ces échanges.

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Les débats ont porté sur la modernisation et la dématérialisation des procédures judiciaires, à travers une feuille de route numérique et sécurisée. Indra a notamment présenté son système de gestion des procédures et d’évolution de l’administration judiciaire, tandis que les discussions ont mis en lumière les enjeux liés à l’architecture des bases de données et à l’accès aux informations sensibles. L’objectif est de renforcer la cybersécurité, la traçabilité des documents et de réduire les délais de délivrance des actes administratifs. «Le but étant de réduire les délais lors de la sollicitation par les usagers d’un acte administratif, d’assurer la traçabilité des documents et de faciliter la gestion des procédures», indiquent les services du ministère de la Justice.

Par ailleurs, la rencontre a surtout fait émerger la nécessité de clarifier les responsabilités institutionnelles. Augustin Emane a insisté sur une collaboration étroite avec le ministère de l’Économie numérique et l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf), afin d’éviter les chevauchements de compétences. Des réunions techniques réunissant les différentes parties devront ainsi permettre de définir précisément le périmètre d’intervention de chacun. «Les parties entendent déterminer le périmètre de compétences de tout ce qui se fait en matière de digitalisation de données au Gabon», précisent les sources.

 
GR
 

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