L’ancien député de Bolossoville, Bertrand Zibi, a officiellement annoncé ce mardi 26 septembre le dépôt simultané de quatre plaintes à New York, Londres, Paris et Libreville, contre Ali Bongo Ondimba et consorts, pour torture et traitement inhumain durant ses six années de détention à la prison centrale de Libreville.

Ali Bongo sous le coup de quatre plaintes de Bertrand Zibi Abeghe pour torture. ©. AFP – Ludovic Marin

 

Libre de ses mouvements et pouvant quitter le pays, depuis le 6 septembre dernier, le président du Gabon renversé, le 30 août par un coup d’État, fait depuis ce 26 septembre 2023, l’objet de plusieurs plaintes pour torture, initiées par Bertrand Zibi Abeghe, dans quatre villes différentes. Cette quête de la justice de l’ancien député de Bolossoville est selon lui, une démarche de réparation pour que «les atrocités d’un gouvernement se reproduisent plus au Gabon».

«Dans un pays de droit, on ne peut pas ériger la torture en mode gouvernance. Ali Bongo doit répondre devant les juridictions nationales et internationales de tous les crimes commis contre le peuple gabonais. J’ai plusieurs fois été torturé, j’ai fait trois comas, j’ai subi des traitements inhumains, j’ai été mis dans un quartier pendant quatre ans avec des malades mentaux, j’ai passé six mois dans le noir absolu, ce qui a occasionné 40% de la perte de ma vue. Il ne faut plus que cela arrive à qui que ce soit», a déclaré Bertrand Zibi Abeghe.

Après six années d’une détention aux allures de règlement de comptes, l’ancien député a retrouvé la liberté. Pour plusieurs observateurs de la vie politique du Gabon, le traitement réservé à Bertrand Zibi Abeghe a manifestement été guidé par une volonté d’infliger une punition «pour l’exemple». Tout au long des six années de détention, des choses ont été dites sur les conditions et les raisons de cette incarcération. On a parlé de traitements dégradants, contraires aux conventions internationales, d’immixtion de la Garde républicaine dans la procédure, de contournement des règles, de fabrication puis de disparition de preuves, de subornation de témoins, de marchandage, voire de chantage…

Pour Bertrand Zibi Abeghe, il existe de nombreuses preuves qu’Ali Bongo Ondimba et ses sbires se sont livrés à des violations systématiques et flagrantes des droits de la personne à l’encontre de son propre peuple. «Depuis 2009, plusieurs familles gabonaises sont éplorées. Elles ne reverront plus jamais leurs enfants. En 2016, c’était l’hécatombe. J’étais au QG de Jean Ping lorsqu’Ali Bongo nous a sauvagement fait bombarder. Nous avons compté plusieurs dizaines de morts. Ces Gabonais, aujourd’hui, ont besoin que justice leur soit rendue. Beaucoup n’ont pas eu la chance que j’ai eue. Ali Bongo Ondimba se retrouvera devant les juridictions nationales et internationales», a-t-il martelé.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. le Nouveau dit :

    J’ ai aussi lu le livre de mr OPIANGA sur son internement à Gros Bouquet
    Quand est ce que ce probleme de la gestion des prisonniers sera réglé ?
    Voici deux personnalités qui pouraient faire avancer les choises sur le traiotement des prisonniers

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