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Alors qu’elle jouait dans la cour de son arrière-grand-mère avec d’autres enfants de sa famille, à Tchibanga, Louvy Henricia Pemba Lunda, 4 ans, aurait été approchée par un adolescent qui l’aurait emmenée avec lui. Depuis ce 2 mars, plus de nouvelle de cette petite fille. L’enquête se poursuit à Tchibanga où une information judiciaire a été ouverte pour «pratique de la sorcellerie» à l’encontre de l’arrière-grand-mère et de son fils.

En médaillon, l’avis de recherche publié début mars sur les réseaux sociaux © Facebook /AlerteEnlevementGabon et northeasttoday

 

L’avis de recherche avait circulé début mars sur les réseaux sociaux. Depuis le 2 mars, Louvy Henricia Pemba Lunda, 4 ans, est toujours portée disparue à Tchibanga. «Pendant que l’arrière-grand-mère tournait le dos aux enfants pour faire les petits travaux (laver assiettes et autres), la petite disparue et son frère de 6 ans jouaient. Un individu âgé de moins de 15 ans serait apparu, aurait distrait le petit de 6 ans, avant de disparaître avec celle de 4 ans», explique une source judiciaire de Tchibanga contactée par Gabonreview.

Le jeune homme aurait dit aux enfants jouant dans la cour qu’il partait «chercher du pain» avec la petite Pemba, précise, un oncle, Jean Jacques Mouloungui, dont le numéro figure sur l’avis de recherche. Depuis le 2 mars, plus aucune trace de la petite Pemba, ni de ce mystérieux jeune homme. Aucun riverain ne dit les avoir aperçus. Suite à cette disparition, la famille a déposé une plainte, une enquête a été ouverte et la police judiciaire (PJ) a été mobilisée à Tchibanga.

«Pratiques de sorcellerie» ?

«L’arrière-grand-mère et son fils, présents ce jour, ont été interpellés par la brigade centre de Tchibanga, entendus, puis déférés au parquet de Tchibanga», précise la source judiciaire. «Une information judiciaire a été ouverte pour pratique de sorcellerie. L’instruction les a inculpés de ce chef, mais laissé en liberté provisoire», continue la source.

La “sorcellerie” a été retenue au vu de tensions familiales, explique la source judiciaire. D’autres membres de la famille accusent en effet l’arrière-grand-mère d’être une «sorcière», et la famille avait connu une mort jugée suspecte d’un enfant auparavant.

La pénalisation de la «sorcellerie» est inscrite dans l’article 311 du dernier code de procédure pénale de juillet 2019 : «quiconque a participé à une transaction portant sur des restes ou ossements humains, ou s’est livré à la pratique de la sorcellerie, de la magie ou du charlatanisme susceptibles de troubler l’ordre public ou de porter atteinte aux personnes ou à la propriété, est puni d’un emprisonnement de dix ans au plus et d’une amende de 5.000.000 FCFA au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement».

 
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