L’ANINF à Marrakech : le Gabon s’impose dans la cybersécurité africaine
Au cœur du forum technologique de Marrakech, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences a incarné, les 8 et 9 avril 2026, la montée en puissance du Gabon sur l’échiquier numérique africain. Entre prise de parole remarquée lors d’un panel de haut niveau et signature d’un protocole d’accord avec l’Agence de Développement du Digital du Royaume du Maroc, l’institution a traduit en actes une ambition longtemps annoncée : faire du Gabon un acteur souverain, crédible et influent dans la gouvernance du cyberespace continental.

Au GITEX Africa 2026 à Marrakech, Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF, a porté la vision du Gabon en matière de souveraineté numérique et de cybersécurité. © D.R.
À l’heure où les cyberattaques redessinent les équilibres de puissance à l’échelle planétaire, ciblant indistinctement États souverains, entreprises stratégiques et infrastructures critiques, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) s’impose comme la vigie technologique du Gabon. Dans un environnement numérique de plus en plus exposé, où la souveraineté informationnelle n’est plus un luxe mais une nécessité vitale, l’institution se positionne au cœur des stratégies nationales de sécurisation des systèmes d’information.

À Marrakech, l’ANINF a scellé un partenariat stratégique avec le Maroc et a consolidé la présence du Gabon sur l’échiquier numérique africain.© akuminfos
C’est dans cette dynamique que l’ANINF a pris part au GITEX Africa 2026, tenu le 8 avril à Marrakech. Véritable carrefour continental entre décideurs publics, experts technologiques et pionniers de l’innovation, ce forum s’impose désormais comme l’espace de référence pour repenser les politiques numériques africaines et consolider les coopérations en matière de cybersécurité.
Invité à prendre la parole lors d’un panel de haut niveau consacré à la résilience des nations face aux cybermenaces, le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki, a exposé avec précision les avancées du Gabon dans la structuration de son écosystème cybernétique : sécurisation des systèmes d’information de l’administration, renforcement de la protection des données, développement d’une expertise locale à la hauteur des défis contemporains. Sa déclaration a frappé par sa clarté stratégique : «Bâtir un cyberespace sûr n’est plus une option, mais une exigence stratégique au service de la souveraineté des États, de la continuité des services essentiels et de la confiance numérique.»
Au-delà du verbe, l’ANINF a démontré son pragmatisme en signant un protocole d’accord avec l’Agence de Développement du Digital (ADD) du Maroc, étape décisive d’une coopération Sud-Sud appelée à s’approfondir. Partage d’expertise, renforcement des capacités humaines, harmonisation des stratégies continentales : cet accord ouvre des perspectives concrètes, inscrites dans une vision plus large, celle d’un cyberespace africain résilient, fondé sur la mutualisation des ressources et l’intelligence collective.
Bras technique d’un État qui fait du numérique un pilier de sa modernisation, l’ANINF n’a pas seulement participé à un forum international à Marrakech. Elle y a gravé une ambition : faire du Gabon un acteur crédible et influent de la gouvernance numérique africaine.













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