Présenté officiellement le 13 mai 2026 à Libreville, le nouveau Code de la santé ambitionne de renforcer l’accès universel aux soins, d’encadrer les professions médicales et de moderniser la gouvernance sanitaire du pays après plus de quatorze années de préparation.

Le secrétaire général du ministère de la Santé, Alain Charles Rotimbo, présentant officiellement le Code de la santé du Gabon, le 13 mai 2026. © GabonReview

 

À l’occasion du forum scientifique organisé en marge de la célébration en différé de la Journée mondiale de la santé, les autorités sanitaires gabonaises ont dévoilé le nouveau Code de la santé, considéré comme une réforme historique pour le secteur médical national. Présenté comme un instrument juridique important, ce texte vient combler un vide réglementaire datant de l’indépendance du pays. «C’est le premier Code de la santé du Gabon depuis 1960. C’est la plus grande réforme du système de santé au Gabon. Il faut donc en mesurer l’importance et le poids», a souligné le Dr Aboubacar Inoua, expert à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon lui, ce nouveau cadre légal constitue désormais «l’outil qui vient moderniser le droit à la santé au Gabon». Il vise notamment à garantir un accès universel aux soins, à mieux réglementer les professions et les activités sanitaires, tout en renforçant la protection des patients.

Le texte introduit également plusieurs innovations destinées à adapter le système sanitaire gabonais aux nouveaux enjeux de santé publique. Il encadre les innovations médicales, prévoit des mécanismes d’indemnisation des accidents médicaux et consolide les principes d’équité, de solidarité ainsi que de participation communautaire dans l’accès aux soins. «Le Code s’adresse à tous les acteurs publics, civils et militaires, privés, professionnels, établissements, partenaires et aux usagers», a précisé l’expert de l’OMS, mettant en avant la portée transversale de cette réforme.

Organisé en 867 articles

D’une architecture particulièrement dense, le Code de la santé est structuré en quatre livres, quatorze titres, cinquante-sept chapitres, cent vingt-huit sections, cinquante-six sous-sections et huit cent soixante-sept articles. Son élaboration aura nécessité plus de quatorze années de travaux. Le processus a été lancé dès 2012 par les équipes de la Direction générale de la Santé, avec l’appui technique de l’OMS. Après plusieurs phases de concertation et de validation, le projet de Code a été adopté en 2020 avant sa publication officielle au Journal officiel le 15 avril 2026.

Avec cette réforme, le Gabon entend désormais se doter d’un cadre sanitaire moderne, capable de répondre aux défis actuels du secteur de la santé et de garantir une meilleure prise en charge des populations sur l’ensemble du territoire national.

 
GR
 

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