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Le World Wildlife Fund (WWF) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont le 31 août, en marge de la première Semaine africaine du climat à Libreville, révélé les conclusions du rapport conjoint intitulé « Construire un avenir durable pour l’Afrique centrale dans un monde post-Covid : Le rôle du capital naturel ». Cette étude de vingt-cinq pages, examine les relations entre la croissance économique, le capital naturel et le bien-être humain dans les pays de la CEEAC, ainsi que les dépendances et les vulnérabilités entre les personnes, la santé et la nature exposées, entre autres, par la pandémie de Covid-19.

Un moment de la présentation des conclusions du rapport intitulé « Construire un avenir durable pour l’Afrique centrale dans un monde post-Covid : Le rôle du capital naturel ». © WWF-Gabon

 

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) et la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale ont présenté le 31 août à Libreville, une note d’orientation pour l’atteinte d’une croissance économique verte et de la prospérité et l’évaluation du capital naturel. Intitulé « Construire un avenir durable pour l’Afrique centrale dans un monde post-Covid : Le rôle du capital naturel » et élaboré sous le format d’une étude à travers une approche prospective, le rapport met en évidence les voies plausibles que la région pourrait emprunter pour assurer une reprise juste et verte, notamment le rôle que le capital naturel peut jouer dans ce processus de reconstruction. L’analyse met également en évidence le rôle des forêts du bassin du Congo dans la lutte contre les changements climatiques.

Selon le président de la Commission de la Communauté économique des États d’Afrique centrale, Gilberto Da Piedade Verissimo, « l’avenir écologique de la région sera influencé par les trajectoires économiques et de développement que les décideurs politiques prônent aujourd’hui ». Ainsi, pour y parvenir, estime le rapport, les pays de la CEEAC devront modifier leurs mesures de réussite économique (mesurer la richesse inclusive plutôt que le PIB). La comptabilité du capital naturel y contribuera largement. La population doit également mieux connaître et comprendre la dégradation des écosystèmes ainsi que les risques qu’elle pose.

Selon le rapport, la valorisation du capital naturel en Afrique centrale se présente comme «un processus de long terme qui demande un effort concerté et soutenu». «Nous sommes conscients que s’engager dans les différentes orientations politiques recommandées par le rapport pourrait être intimidant, mais nous sommes sûrs que c’est la voie à suivre pour construire un avenir durable pour l’Afrique centrale ; l’avenir qui équilibre son développement immédiat et ses besoins économiques avec son développement durable à plus long terme, alors que la région émerge de la pandémie du Covid-19 et entame sa reconstruction », a déclaré Alice Ruhweza, directrice régionale du WWF pour l’Afrique.

A terme, quatre opportunités clés d’investissement durable émergeront d’une voie de développement plus durable : à savoir : l’énergie verte, l’écotouriste, le paiement pour les services écosystémiques (carbone, biodiversité, eau) et bioprospection. «Les pays de la CEEAC doivent prendre en compte et protéger leurs écosystèmes restants, et s’efforcer de maintenir la capacité de régénération de la nature. Ils doivent renforcer et étendre leurs réseaux d’aires protégées, promouvoir des pratiques d’utilisation durable des terres et mettre en œuvre des garanties environnementales dans la planification et le développement», souligne le rapport.

 
GR
 

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