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Il avait déjà quitté Paris et un bon poste dans l’événementiel pour vivre sa vie d’artiste peintre en Dordogne. Nicolas Gracco de Lay a encore quitté la France, en décembre dernier, avec un pari fou : traverser l’Afrique en conjuguant action humanitaire et entraînement avec des athlètes locaux. Il terminera son odyssée en Afrique du Sud où il doit participer à l’Ironman®, la plus grande compétition de triathlon, qui aura lieu à la mi-avril 2012. Il est arrivé à Libreville il y a une dizaine de jours…

Nicolas Gracco en compagnie de cyclistes gabonais qu’il accompagne dans leurs entrainements pour la Tropicale Amissa Bongo.

 

Qu’est-ce qui vous pousse à un tel challenge ?

Ce qui m’a poussé à faire ce challenge, qui est aussi un défi, c’est que je soutiens projet humain qui se nomme «Ironman 4 the Kidz» et qui aide des enfants défavorisés. Cette association est directement gérée par les organisateurs de la compétition «Ironman South Africa», à laquelle je vais participer à Port Elisabeth en Afrique du Sud. C’est une compétition qui comporte trois épreuves enchainées : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et on termine par un marathon, 42 km de course à pied. Tout ça en une seule fois, c’est-à-dire qu’on enchaine les différentes épreuves. Je souhaite la terminer pour ces enfants, puisque le matériel que j’utilise à cet effet sera revendu aux enchères après cette compétition et tout l’argent va être reversé à ces enfants. Moi, ça me motive beaucoup et entretemps, depuis mon départ, j’essaye de motiver les athlètes, les fédérations que je rencontre à faire un peu de publicité sur le triathlon et le sport en général. Je le dis également dans les écoles que je visite, comme le lycée Blaise Pascal ici à Libreville où j’ai rencontré les élèves pour leur montrer le projet, pour les motiver à faire du sport ou faire naitre en eux des idées de défi ou de challenge, tel que le mien, pour faire avancer les choses.

Alors, comment s’est passé la rencontre avec l’Afrique noire, avec la dizaine de pays déjà traversés ?

Là, je suis à mon 11e pays. J’ai parcouru 11 000 km depuis le départ de Paris le 27 décembre et je n’ai fait que de belles rencontres. Les Africains sont très accueillants et même très aidant, puisque dans les grandes villes en Afrique, il y a toujours quelqu’un pour me guider, pour changer son trajet afin de me diriger ou m’accompagner à bon port. En termes de sport, j’ai pu rencontrer les dirigeants des différentes fédérations, soit d’athlétisme, soit de cyclisme ou de natation, et les quelques fédérations de triathlon quoi existent. Ce qui m’a permis de rencontrer les équipes nationales avec lesquelles je m’entraine dans différents pays, selon les disciplines existantes qui me concernent. Au-delà de tout ça, puisque c’était la période de la CAN au Gabon, j’ai pu rencontrer Claude Leroi qui m’a permis de rencontrer Hervé renard, le coach de la Zambie qui a décidé de m’offrir deux maillots, signés de lui-même et de toute l’équipe, pour que je puisse les vendre au bénéfice des enfants défavorisés. Une entreprise gabonaise est déjà intéressée par l’achat de l’un de ces deux maillots.

Avez-vous eu à vous entrainer, au Gabon, avec quelques sportifs locaux ?

Au niveau de la fédération de cyclisme, je m’entretien avec le président et secrétaire général de la fédération de cyclisme, Maurice Ambinga. Il m’a expliqué que l’équipe nationale s’entraine actuellement pour la Tropicale Amissa Bongo d’avril prochain et donc que c’était le bon moment pour faire des km avec eux. Pour la natation, j’ai rencontré Saturnin Mpali qui a organisé la première épreuve de traversée à la nage entre la Pointe Denis et Libreville. Il m’a expliqué qu’il se bat actuellement pour la création d’une fédération de natation. Ce qui est compliqué parce qu’ici il n’y a pas beaucoup de piscine aux normes olympiques.

Avez-vous un message particulier à faire passer, notamment à l’adresse des jeunes Africains ?

C’est le même message : le sport avant tout. Je pense que les parents devraient s’investir, pour leurs enfants, dans le sport. Ils pourraient s’investir dans des fédérations, aider les jeunes, les clubs, faire en sorte que ceux-ci trouvent le matériel, parce que «quand on veut, on peut», je pense. Le message c’est que le sport amènera une très bonne éducation à leurs enfants, puisque le sport a beaucoup de vertus et beaucoup de valeurs, essentielles pour la vie : le respect, l’esprit sportif, le fair-play, l’esprit d’équipe, le goût de l’effort. Ce sont des notions de vie qui sont très importantes pour tout le reste ; pour la famille, pour le travail, pour la vie en général.

 
GR
 

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