Libreville : les marquages municipaux, sources de stress et de colère pour les habitants
À Libreville, les opérations de reconquête du domaine public s’accompagnent d’un marquage des clôtures et bâtiments concernés. Cet acte administratif, préalable à certaines opérations de recul ou de démolition, suscite incompréhension et inquiétude chez plusieurs riverains.

Une agente de la mairie marquant un mur, en juin 2026. © Com. Mairie de Libreville
À Libreville, une simple inscription à la peinture peut suffire à déclencher l’inquiétude. Dans le cadre des opérations de déguerpissement et de libération du domaine public, les services municipaux procèdent au marquage de certaines clôtures et constructions.
Un geste administratif dont la portée demeure mal comprise par une partie des habitants.
Un code à décoder

© Com. Mairie de Libreville
Les autorités expliquent que ces marquages renvoient à différentes mesures : rafraîchissement, recul, ravalement ou démolition, selon la situation constatée.
Pour la municipalité, l’objectif est de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public, notamment les emprises routières et les trottoirs. «La reconquête et la protection de notre domaine public, c’est une priorité absolue», rappelle un responsable municipal, évoquant une lutte contre l’insalubrité et l’incivisme.
Mais sur le terrain, certains habitants disent découvrir avec surprise les inscriptions apposées sur leurs clôtures. Une riveraine raconte ainsi avoir été alertée par sa petite-fille après la découverte d’un marquage sur la barrière de son domicile.
La municipalité rappelle toutefois que les trottoirs relèvent du domaine municipal et doivent rester libres de toute occupation commerciale ou construction.
Entre impératif d’aménagement urbain et sentiment d’injustice, le marquage constitue donc désormais l’un des visages les plus visibles de la politique de reconquête de l’espace public à Libreville.
















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