L’examen du projet de loi de finances initiale 2027 s’est poursuivi le 22 octobre à l’Assemblée nationale avec l’audition conjointe de la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, et du ministre de l’Intérieur, Edgard Moukoumbi. Présidés par Nicole Jeanine Lydie Roboty-Mbou, les travaux de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique visaient à examiner les ressources prévues pour protéger le territoire, assurer la sécurité des populations et à améliorer les services administratifs. Dans cette perspective, l’enveloppe prévisionnelle de la mission défense serait de 272 507 383 618 francs CFA en 2027, en baisse de 11% par rapport à 2026.

À l’extrême gauche, les ministres Brigitte Onkanowa et Edgard Moukoumbi, Nicole Jeanine Lydie Roboty-Mbou et les autres membres du bureau de la Commission  lors de l’audition. © D.R.

 

La Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique de l’Assemblée nationale a procédé, le 22 octobre, à l’audition conjointe de la ministre d’État, en charge de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, et du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Edgard Moukoumbi. Ces travaux, sous la présidence de l’honorable Nicole Jeanine Lydie Roboty-Mbou, indique la presse de l’Assemblée nationale, qui rapporte ces informations, s’inscrivent dans l’examen du projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2027 et visent à apprécier les moyens que l’État entend consacrer à la défense du territoire, à la sécurité des populations et à l’amélioration des services administratifs. Ainsi, devant les parlementaires, Brigitte Onkanowa a placé la modernisation de l’armée au cœur de sa démonstration. 

Une baisse annoncée de 11 %

Pour la mission Défense, l’enveloppe prévisionnelle serait de 272 507 383 618 francs CFA en 2027, contre 307 394 569 097 francs CFA en 2026. Soit une baisse annoncée de 11 %. Malgré cette contraction, le gouvernement entend poursuivre la loi de programmation militaire 2025-2029, améliorer les conditions de vie et de travail dans les casernes et acquérir des équipements modernes. 

«Notre pays n’est pas à l’abri des menaces multiformes. Pour être en mesure de faire face auxdites menaces, nos forces ont besoin de renforcer leur système de défense, notamment par l’acquisition de matériels de dernière génération. Ce qui implique inéluctablement de disposer de budgets conséquents», a plaidé Brigitte Onkanowa. Le projet d’un atelier local de confection des uniformes a également été évoqué, et la ministre annonçant un démarrage prochain de ses activités.

Apprécier l’adéquation entre les moyens sollicités et les priorités nationales en matière de défense

Du côté de l’Intérieur, les échanges ont porté sur la sécurité intérieure, l’immigration et l’accès aux services administratifs. La députée Fychou Chanelle Kassa Moussavou a notamment interpellé Edgard Moukoumbi sur le renouvellement des passeports des Gabonais établis en Afrique. «À quand l’effectivité de l’opération de la DGDI pour le renouvellement des passeports de nos compatriotes en zone Afrique ?», a-t-elle questionné.  

Le premier flic du pays a reconnu des retards administratifs et a assuré que des mesures étaient engagées pour régulariser la situation. Cette audition permet aux parlementaires d’apprécier l’adéquation entre les moyens sollicités et les priorités nationales en matière de défense, de sécurité et de services publics.

 
GR
 

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