Le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, a défendu, le 8 octobre, devant les députés de la 15e législature, le projet de loi de règlement 2025. En présence de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, cet exercice de contrôle parlementaire a permis d’examiner l’exécution effective du budget de l’État, en confrontant les prévisions initiales aux recettes mobilisées et aux dépenses réalisées. Trois missions ont particulièrement retenu l’attention : la Gestion des finances publiques, les Dépenses transversales et les Engagements de l’État.

Le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, et la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, accompagnés des députés. © D.R.

 

Au palais Léon-Mba de l’Assemblée nationale, le 8 octobre, le ministre de l’Économie, des Finances, Thierry Minko était face aux députés pour la défense du projet de loi de règlement 2025 ; premier exercice de contrôle a posteriori de l’exécution du budget de l’État. Cet examen a permis de confronter les prévisions votées par la Représentation nationale aux recettes effectivement mobilisées, aux dépenses réalisées et à l’équilibre budgétaire à la clôture de l’exercice. Les échanges ont porté sur plusieurs missions clés, dont la Mission 14 (Gestion des finances publiques), la Mission 30 (Dépenses transversales) et la Mission 35 (Engagements de l’État).

Des niveaux d’exécution contrastés

Les chiffres présentés par Thierry Minko révèlent des niveaux d’exécution contrastés. Pour la Mission 14, dotée initialement de 77,1 milliards de francs CFA, les crédits ordonnancés ont atteint 816,5 milliards, tandis que les règlements se sont élevés à 796,6 milliards de francs CFA. Un écart expliqué principalement par l’imputation des dépenses de personnel de l’ensemble de l’administration publique sur cette mission. 

Vue des députés participants aux travaux. © D.R.

À l’inverse, la Mission 35 affiche un taux d’exécution de 98,2 %, sur une enveloppe de 553,4 milliards de francs CFA. La Mission 30 présente, quant à elle, une situation plus préoccupante : sur 225,2 milliards prévus, 110,9 milliards ont été ordonnancés et seulement 65,3 milliards payés. Soit un taux d’exécution en base caisse de 29 %.

«Ne restons pas dans la rhétorique»

Lors des travaux, les échanges ont mis en lumière les attentes des élus en matière de transparence et d’efficacité de la dépense publique. La sixième vice-présidente de l’Assemblée nationale, Huguette Tsono, a plaidé pour «le renforcement de la transparence dans l’exécution des crédits», déplorant des irrégularités récurrentes. «Chaque année, nous constatons des irrégularités», a-t-elle déploré. La députée Armelle Yembi Yembi a, pour sa part, appelé le Gouvernement à inverser la tendance des faibles taux d’exécution, tout en rappelant l’urgence des besoins des populations. «Le gouvernement doit trouver des mécanismes pour renverser cette courbe. Dans cette situation, l’urgence des besoins des populations nous oblige», a-t-elle déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a également exhorté les acteurs à privilégier l’action concrète. «Ne restons pas dans la rhétorique. Nous devons construire notre pays», a-t-il lancé. À travers cet examen, les députés entendent faire du contrôle budgétaire un outil de redevabilité, afin que les ressources publiques répondent davantage aux engagements de l’État et aux attentes des citoyens.

 
GR
 

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