HABANA

 

 

Les 450 Casques bleus gabonais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) sont désormais hors-jeu en RCA. C’est ce qu’a fait savoir ce 15 septembre, le ministère de la Défense nationale qui indique que l’Organisation des Nations unies (Onu) a décidé du retrait de ce contingent sur lequel plane des accusations d’exploitation et d’abus sexuels. Des accusations pour lesquelles le gouvernement a ouvert une enquête.

Des Casques bleus gabonais retirés de la Centrafrique à cause des dérapages. © Gabonreview

 

Après 25 années en République centrafricaine (RCA), dans le cadre de la mission de maintien de la paix de la Minusca, le contingent gabonais s’en va presque par la petite porte. Des affaires d’exploitation et d’abus sexuels ont terni le blason de ce groupe, au point qu’il a été renvoyé par l’Organisation des Nations unies (Onu).

«Ces dernières semaines, des faits d’une particulière gravité, contraires au Code militaire et à l’honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais n° 6 et n° 7 de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine, sous conduite africaine (Minusca) ont été rapportés au ministère de la Défense de la République gabonaise», a fait savoir le ministère. «Suite aux nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations unies ont décidé ce jour du retrait du contingent gabonais de la Minusca», et «une enquête a été ouverte par le Gabon», souligne le ministère de la Défense qui indique que «si ces faits sont avérés, leurs auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec une extrême rigueur».

Ce retrait ternit l’image de l’armée gabonaise alors que tout récemment, le gouvernement a donné une nouvelle preuve de son engagement en prévoyant la mise à disposition, au bénéfice de ses soldats sur place, de nouveaux équipements pour leur permettre de mener à bien leur mission. Le Gabon étant parmi les plus constants dans la lutte pour le retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

Ces dérapages ne passent pas au sein de l’administration militaire gabonaise. «Le Gabon exige de son armée, sur comme en dehors de son territoire, un comportement irréprochable et exemplaire. Ceux qui contreviennent à cette exigence en subissent les conséquences», a déclaré le ministère gabonais de la Défense, qui rappelle par ailleurs que «depuis 25 ans et sans interruption, le Gabon a marqué son attachement à accompagner la République sœur de Centrafrique dans sa quête de paix, de sécurité et de stabilité».

Les conclusions de l’enquête sont attendues. Pendant ce temps, le bataillon est rappelé.

A plusieurs reprises, des allégations d’abus sexuels impliquant des soldats gabonais de la Minusca ont été dénoncées, de même que le trafic d’armes et de minutions ont été à l’origine de l’arrestation d’un Casque bleu gabonais. Visiblement, les uns et les autres n’ont pas retenu les leçons des précédents.

 
GR
 

4 Commentaires

  1. SERGE MAKAYA dit :

    Une armée à l’image de ceux qui usurpent le POUVOIR depuis 1967. Pitié ! A Ntare Nzame !!!

  2. Goita dit :

    pour ceux qui comprennent bien la crise centrafricaine, le peuple ne veut plus de la minusca(ONU) et la france sur son territoire car ils ont finis comprendre qu’ils étaient responsable de leur malheur. Bonne nouvelle

  3. le nouveau dit :

    L’info que nous recevons ici est que des abus sexuels ont été commis par nos représentants et vous en faite une très curieuse lecture
    Au lieu de se remettre en cause vous accusez l’ Onu et la France
    qui est la seule à combattre les extrémistes de tous poils qui après le sahel
    le Nigéria et le Cameroun nous tomberont dessus .
    Les centrafricains que je connais sont très très loin de partager vos dire
    et les russes sur place font beaucoup de mal

    • Goita dit :

      je ne défend pas mes compatriotes mais je dénonce l’hypocrisie. Dire que l’onu et la france combat les extrémistes, c’est que vous avez une lecture erronée de la situation. Rappel historique de la france en centafrique depuis 45 ans: Missions Barracuda, Almandin 1,2,et3, la misab, la minusca, Fomuc et sangaris ils ne sont pas venus a bout des terroristes? les évènements de l’aéroport Bangui Poko ou les soldats francais pris la main dans le sac pour acte de pédophilie sur les enfants qui a été inculpé?
      vous parlez du sahel, mais c’est pas ce que les maliens disent, la marche du 22 septembre prévu par la société civile et les panafricanistes ( Yeworolo debout devant les ramparts) a Bamako est pour demander le retrait de la france sur sol, et demander l’arrivée des russes (l’accord a été deja signe et macron tremble comme une feuille morte). Je vous recommande ce livre cher frère: La france une guerre perdue au Sahel par Marc antoine pérouse de Montclos ( une sommité dans le monde de la géopolitique, vous comprendrez exactement ce qui se passe au sahel)
      Le Cameroun subit une guerre atroce mais qui fournis les armes aux ambazoniens?, Charles Onana spécialiste des grands lacs n’est pas du même avis que vous. Nigeria pourquoi le Nigeria se tourne vers la Russie? parce c’est l’occident qui entretien BOko Haram
      La russie a éradiqué les terroristes en RCA en 6 mois ce que la france n’a pas pu en 45 ans, au fait Juan quignolo le mercenaire francais envoyé pour assassiner Touadera a parlé.
      En RCA et recemment a bossangoa vous qui connaissez la centrafrique, les populations ont demandé au soldat de la minusca de liberer le pays notamment le contingent du bangladesh.
      Si quelques uns de mes freres ont fait des vilaines choses ils doivent être punis mais il y’a des gabonais vaillant qui ont perdu la vie dans ce pays, respectez leurs memoire.

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