Mairie de Libreville : les agents sommés d’en finir avec le gaspillage d’électricité
Alors que la capitale reste confrontée à des perturbations récurrentes dans la fourniture de l’électricité, le secrétaire général de la mairie de Libreville appelle à davantage de responsabilité dans l’utilisation de l’énergie au sein de l’administration municipale. Dans une note datée du 3 octobre, Jean De Dieu Robert Mindoume Mba exige notamment l’extinction systématique des équipements électriques à la fin de chaque journée de travail.

La mairie de Libreville veut en finir avec le gaspillage de l’électricité. © D.R.
La mairie de Libreville veut-elle montrer l’exemple ? C’est, en tout cas, le sens de la note adressée aux directeurs généraux et responsables des services municipaux. Face à ce qui est qualifié de «négligence blâmable» dans la consommation d’énergie, le secrétaire général, Jean De Dieu Robert Mindoume Mba, entend imposer davantage de discipline dans les bureaux de l’administration communale.
Le responsable administratif demande ainsi aux différents chefs de services de veiller à ce que les agents placés sous leur autorité procèdent, chaque soir, à «l’extinction systématique des lumières, climatiseurs de type split et autres appareils» dans les bureaux, salles et espaces concernés.
Responsabiliser les agents
Derrière cette instruction, c’est le comportement de certains employés et cadres municipaux qui est directement mis en cause. Laisser fonctionner des climatiseurs, éclairages ou équipements informatiques après le départ des agents traduit, selon l’esprit de la note, une désinvolture difficilement compatible avec les exigences de bonne gestion d’une administration publique.
«La rationalisation et la maîtrise de nos consommations énergétiques constituent une obligation collective», rappelle le secrétaire général, qui invite les responsables à «sensibiliser les agents» et à veiller à l’application effective de ces dispositions, qui ne doivent «souffrir d’aucune dérogation».
L’exigence prend une résonance particulière dans un contexte énergétique toujours tendu dans la capitale. Depuis plusieurs mois, le Grand Libreville est régulièrement affecté par des délestages liés notamment à des contraintes techniques sur le réseau. En septembre, une avarie majeure sur la ligne 90 kV Bisségué-Owendo avait ainsi provoqué des perturbations en cascade. Plus récemment, la pénurie de gasoil a encore affecté la production d’électricité dans la capitale, conduisant à la mise en œuvre de délestages rotatifs dans plusieurs zones.
Dans ces conditions, le message de la mairie apparaît sans ambiguïté : chaque kilowatt compte. Mais, au-delà de la simple chasse au gaspillage, l’instruction pose la question de l’exemplarité des administrations publiques. À l’heure où ménages et entreprises subissent les conséquences des insuffisances du réseau, les comportements énergivores au sein des services publics apparaissent d’autant plus malvenus.
















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