Avec ses 18 000 m² de superficie, huit niveaux, 165 bureaux, dix départements, dix salles de réunion, dix salles d’archives, six ascenseurs, trois cages d’escaliers, un parking de cinquante places et une capacité d’accueil de plus de 500 personnes, l’Hôtel des Affaires étrangères -Maison Jean Ping- s’impose désormais comme l’un des nouveaux symboles de l’administration gabonaise. L’imposant édifice a été inauguré, le 16 août à Libreville, par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence de quatre chefs d’État, ainsi que des ministres et représentants des Affaires étrangères de plusieurs pays amis. Pour la cheffe de la diplomatie gabonaise, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, cette inauguration marque «la concrétisation d’une aspiration longtemps nourrie par toute la grande famille de la diplomatie gabonaise».

La cheffe de la diplomatie gabonaise, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, et Jean Ping, haut commis de l’État, ancien ministre, ancien président de l’Assemblée générale des Nations unies et de la Commission de l’Union africaine. © D.R.

 

Le Gabon a inauguré, le 16 août à Libreville, son nouvel Hôtel des Affaires étrangères, baptisé «Maison Jean Ping», du nom du haut commis de l’État,  ancien ministre, ancien président de l’Assemblée générale des Nations unies et de la Commission de l’Union africaine (UA). Érigé en moins de deux ans, cet imposant complexe de 18 000 m² a été inauguré par le président Oligui Nguema, devant quatre chefs d’État, en présence des ministres des Affaires étrangères et représentants de pays amis. Ce siège moderne, remis à la diplomatie gabonaise, est appelé à devenir l’un de ses principaux instruments de rayonnement.

Un ministère errant, « contraint à la location perpétuelle »

La cérémonie est venue surtout tourner la page de près d’une décennie d’errance administrative. «Pendant près de dix longues années, notre ministère a erré de site en site, contraint à la location perpétuelle», a rappelé la ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, soulignant qu’en dépit de «l’exiguïté, l’inconfort et les défis logistiques quotidiens», les diplomates avaient continué à servir le pays «avec abnégation, loyauté et patriotisme». Désormais, s’est-elle réjouie, «le ministère des Affaires étrangères a un nom, une adresse et un titre foncier».

La cheffe de la diplomatie gabonaise a de même salué une politique plus large de constitution d’un patrimoine diplomatique national, évoquant «l’acquisition d’une nouvelle chancellerie à Dakar» et la construction, en cours, de celles de Malabo, Abidjan et Addis-Abeba.

Clichés de l’inauguration de la Maison Jean Ping. © D.R.

Le choix de baptiser l’édifice, Maison Jean Ping, a donné à l’inauguration une dimension à la fois institutionnelle et mémorielle. La ministre a présenté l’ancien chef de la diplomatie gabonaise, ancien président de l’Assemblée générale des Nations unies et ancien président de la Commission de l’Union africaine, comme «une figure iconique de notre diplomatie», dont le parcours constitue «une référence et une source d’inspiration pour la nouvelle génération de diplomates gabonais».

Citant le chef de l’État, elle a expliqué que cette dénomination vise à «reconnaitre son parcours élogieux au service de l’État, de réparer l’injustice électorale de 2016, mais aussi de restaurer la dignité de notre diplomatie». 

Un nouvel outil au service du rayonnement international, des partenariats et de la défense des intérêts

Profondément ému, Jean Ping a, pour sa part, estimé que cet hommage dépassait sa personne. Pour lui, «c’est la reconnaissance du travail de toute une génération de diplomates gabonais». Aux jeunes appelés à investir cette nouvelle maison, il a livré un message de responsabilité. «Soyez exigeants, soyez intègres, soyez ouverts au monde. Le Gabon plus que tout», a-t-il déclaré.

Pour Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, cette nouvelle infrastructure, dont chaque étage ou salle de réunion portera le nom d’un ancien patron de la diplomatie gabonais, doit désormais être transformée en résultats diplomatiques. «Cette maison qui porte désormais votre nom rend également hommage à vos illustres prédécesseurs et successeurs», a-t-elle déclaré à Jean Ping, avant d’appeler les agents du ministère à «faire bon usage de ce joyau architectural». 

L’enjeu, a-t-elle insisté, est de «valoriser cet investissement par notre engagement, par la qualité de notre travail, par la défense acharnée des intérêts supérieurs de notre Nation» et par une contribution active «pour un monde plus juste, plus solidaire et plus pacifique». Avec la Maison Jean Ping, le Gabon entend ainsi offrir à sa diplomatie un cadre de travail moderne, mais surtout un nouvel outil au service de son rayonnement international, de ses partenariats et de la défense de ses intérêts.

 
GR
 

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