À l’approche du quinzième anniversaire de la disparition de Pierre Mamboundou, le mausolée de l’ancien leader de l’UPG à Ndendé fait l’objet d’une nouvelle relance. À l’initiative du président Brice Clotaire Oligui Nguema, les travaux, longtemps restés inachevés, doivent cette fois aller à leur terme dans un délai de trois mois.

Brice Clotaire Oligui Nguema a financé la relance des travaux du mausolée de Pierre Mamboundou. © D.R.

 

À quelques jours du quinzième anniversaire de la disparition de Pierre Mamboundou, le chantier de son mausolée à Ndendé connaît un nouvel élan. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de relancer les travaux restés inachevés depuis plusieurs années, avec l’objectif de voir l’ouvrage achevé avant la fin de l’année. Pierre Mamboundou est décédé le 15 octobre 2011 à Libreville, à l’âge de 64 ans. Ancien député-maire de Ndendé et président fondateur de l’Union du peuple gabonais (UPG), il demeure une figure majeure de l’histoire politique gabonaise. Son décès avait marqué la classe politique et particulièrement la Dola, dont il fut l’un des principaux représentants.

À l’approche du 15 octobre 2026, date qui marquera les quinze ans de sa disparition, la question de l’achèvement de son mausolée revient ainsi au premier plan. Selon Mays Mouissi, secrétaire général de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le chef de l’État a personnellement décidé de donner une nouvelle impulsion au chantier. « Le président Oligui a connu le président Mamboundou », a rappelé Mays Mouissi, expliquant que le chef de l’État, alors jeune officier, avait eu l’occasion de l’observer et d’échanger avec lui lors des rencontres entre Pierre Mamboundou et Omar Bongo. Cette proximité, selon le secrétaire général de l’UDB, aurait contribué à raviver le souvenir de l’ancien leader de l’UPG.

Trois mois pour livrer le chantier

Vue de la tombe de Pierre Mamboundou. © D.R.

Le chantier doit surtout cette fois bénéficier d’un dispositif de financement différent. « Pour s’assurer que les travaux iront à leur terme, il a viré l’argent directement à l’entreprise », a indiqué Mays Mouissi. Le président aurait également fixé à l’entreprise un délai de trois mois pour achever les travaux. Au-delà de l’ouvrage, le responsable politique insiste sur sa portée symbolique pour la Dola. « Ce mausolée, c’est le mausolée de tous les enfants de la Dola », a-t-il déclaré, appelant également l’entreprise à associer la main-d’œuvre locale à l’exécution du chantier.

Du côté de la famille, cette relance est accueillie comme la perspective d’une conclusion à quinze années d’attente. « Ça fait 15 ans que nous pleurons. 15 ans que nous avons marre de le voir dormir dans un bâtiment inachevé », a déclaré son représentant, exprimant le souhait de voir cette année mettre un terme à ce qu’il qualifie de « supplice ». Pour Mays Mouissi, l’initiative répond également à une préoccupation exprimée par les populations de Ndendé. « Les enfants de Ndendé ont trop mal à cause de ça », a-t-il rapporté après avoir échangé avec le chef de l’État sur les besoins de la localité.

À quelques jours de la date anniversaire de la disparition de Pierre Mamboundou, la reprise du chantier donne donc une nouvelle dimension au devoir de mémoire à Ndendé. L’enjeu est désormais de transformer cette nouvelle relance en achèvement effectif d’un mausolée appelé, selon ses promoteurs, à devenir un lieu de mémoire pour la Dola et au-delà.

 
GR
 

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