De Marie Curie à l’aviation, le message est clair : les sciences n’ont pas de genre. Au CES Ange Mba, 54 jeunes filles ont été invitées à dépasser les préjugés et à envisager des carrières scientifiques, dans le cadre du programme « Girl in Science ».

L’ambassadeur d’Espagne sensibilisant les élèves. © GabonReview

 

Donner aux jeunes filles le goût des sciences et leur montrer que les métiers scientifiques ne sont pas réservés aux hommes. C’est l’objectif du programme Girl in Science, porté par l’Association Ibogaïne en collaboration avec l’Ambassade d’Espagne au Gabon. Le projet a été présenté à 54 élèves âgées de 10 à 15 ans du CES Ange Mba, à Libreville. La rencontre a débuté par une visite du Centre de documentation et d’information (CDI), conduite par l’ambassadeur d’Espagne au Gabon, Rafael Chaves Beardo, avant une séance de sensibilisation consacrée aux opportunités offertes par les filières scientifiques, technologiques et techniques. Pour le diplomate espagnol, l’initiative répond aux exigences d’un monde professionnel où les profils scientifiques et technologiques sont de plus en plus recherchés.

Malgré les progrès réalisés, les préjugés liés au genre continuent toutefois de freiner l’accès des filles aux disciplines STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques). « Pour y remédier, la présence de modèles, de femmes qui montrent le chemin à suivre aux jeunes filles, dans le monde des sciences, s’avère nécessaire », a déclaré Rafael Chaves Beardo. Afin de rendre ce message concret, les organisateurs ont présenté, à travers une projection vidéo, plusieurs femmes ayant marqué l’histoire des sciences, parmi lesquelles Marie Curie, prix Nobel de physique en 1903. Un modèle local a également été mis en avant : la pilote de ligne gabonaise Manuela-Claire Bondo Ntchou.

Des métiers à la portée de tous 

Instantanés de la journée de sensibilisation. © GabonReview

Pour cette dernière, les jeunes filles doivent surtout dépasser les barrières qu’elles s’imposent. « Il n’y a pas de métier dit d’homme, il y a juste des métiers qui sont à la portée de tous », estime-t-elle.  L’Association Ibogaïne entend inscrire cette sensibilisation dans la durée. « Pour cette première phase, le projet compte 50 élèves par établissement de sexe féminin et se déploie dans le nord de la province de l’Estuaire. Toutefois, il ne compte pas s’arrêter là », explique sa vice-présidente, Afssath Balogoun, biologiste de formation. Le programme devrait intégrer du soutien scolaire et s’ouvrir progressivement à d’autres partenaires.

Le message semble déjà porter. Élève en classe de quatrième, Anne Mpari Ngogo ambitionne désormais de devenir cardiologue. « Mon rêve est de devenir cardiologue ingénieur, car je veux aider la jeunesse ou les gens à ne plus avoir mal au cœur et à régler les problèmes cardiaques des gens. (…) Je me promets de suivre les séries scientifiques », a-t-elle fait savoir.  La séance a également permis de prolonger les actions de l’association en matière de santé reproductive. À l’occasion d’Octobre rose, les élèves ont été sensibilisées aux cancers féminins et initiées aux méthodes d’autopalpation. Une démarche que l’Association Ibogaïne mène depuis plusieurs années dans les établissements scolaires, notamment en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. 

 
GR
 

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