Migration : le Gabon a régularisé près de 388 000 étrangers et délivré 300 000 visas entre 2022 et 2025
Lors du Forum d’examen des migrations internationales (IMRF 2026), aux Nations Unies, à New York, du 7 au 8 mai dernier, le Gabon, représenté par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a réaffirmé son engagement pour une migration sûre et organisée. Face à une pression migratoire croissante liée à sa stabilité et à ses opportunités économiques, le pays a régularisé près de 388 000 migrants et délivré environ 300 000 visas entre 2022 et 2025.

Entre 2022 et 2025, le Gabon a régularisé 387 637 migrants et délivré près de 300 000 visas d’entrée sur le territoire national (Illustration). © Wilfried Mbina
Réuni du 7 au 8 mai au siège des Nations Unies, à New York, à l’occasion du deuxième Forum d’examen des migrations internationales (IMRF 2026), le Gabon a réaffirmé son engagement en faveur du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Face aux représentants des gouvernements, d’organisations internationales, aux experts, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a porté la position du Gabon sur ce sujet devenu central, pour son pays, confronté à une pression migratoire croissante, en raison notamment de sa stabilité politique et de ses opportunités économiques. D’ailleurs, entre 2022 et 2025, le Gabon a régularisé 387 637 migrants et délivré près de 300 000 visas d’entrée sur le territoire national.
Le Gabon est confronté depuis plusieurs décennies à une dynamique migratoire de plus en plus soutenue

Le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, pendant son intervention à l’ONU. © D.R.
À l’ONU le chef du département en charge de l’Intérieur a défendu une approche reposant sur «l’humanisation des migrations et la préservation des droits fondamentaux des migrants». Il a rappelé que le Gabon, à la fois pays de transit et de destination en Afrique centrale, est confronté depuis plusieurs décennies à une dynamique migratoire de plus en plus soutenue. «Le Gabon subit depuis plusieurs décennies une forte pression migratoire. Et cette tendance n’est pas à la décrue bien au contraire, elle est de plus en plus croissante et se présente avec des défis majeurs», a déclaré Adrien Nguema Mba devant les participants au forum.
Pour illustrer les efforts engagés par Libreville, le ministre a mis en avant des résultats chiffrés. Entre 2022 et 2025, le Gabon a régularisé 387 637 migrants et délivré près de 300 000 visas d’entrée sur le territoire national. En 2025, 902 permis de travail ont été accordés sur 964 demandes enregistrées. Selon lui, ces mesures ont permis de faciliter l’accès des migrants et de leurs familles aux services sociaux de base, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’apprentissage. Adrien Nguema Mba a également souligné les efforts consentis pour accompagner les retours volontaires des migrants dans des «conditions intégralement humanisées et protectrices de leur dignité».
Regret du très faible niveau de coopération de certains États d’origine des migrants
Il a, par ailleurs, insisté sur le coût important supporté par l’État dans la gestion de cette politique migratoire. Il a indiqué que les opérations d’assistance au retour des migrants ont nécessité un financement d’un million de dollars, assuré à 86,44 % par le budget de l’État. Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur a regretté «le très faible niveau de coopération» de certains États d’origine des migrants, mais également le manque d’appui des organismes internationaux du système des Nations Unies. Malgré ces difficultés, le Gabon entend poursuivre la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du Pacte mondial sur les migrations.
À New York, Adrien Nguema Mba a réaffirmé la volonté du Gabon de concilier impératifs de sécurité, stabilité nationale et respect de la dignité humaine. «C’est pourquoi je réitère notre plein engagement en faveur de ce Pacte», a conclu le ministre, tout en appelant à une coopération internationale plus effective et à une responsabilité partagée face aux défis migratoires contemporains.













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