HABANA

Le Parlement réuni en congrès le 29 décembre a acté le projet de loi portant révision de la Constitution. Si ce  texte prévoit notamment la nomination par le chef de l’Etat des sénateurs, le Bloc démocratique chrétien de Guy-Christian Mavioga propose à ce dernier d’appliquer dans ce processus la règle de 1/3 pour plus d’équité. Soit, la nomination de 1/3 pour le parti au pouvoir, 1/3 pour l’opposition et 1/3 partagé par la majorité, la société civile et la diaspora.

Guy-Christian Mavioga s’exprimant le 30 décembre. © Gabonreview

 

Au lendemain de l’adoption par le Parlement réuni en congrès du projet de loi portant révision de la Constitution, le Bloc démocratique chrétien (BDC) que dirige Guy-Christian Mavioga a félicité le président de la République et son gouvernement pour avoir eu le courage d’initier cette révision constitutionnelle. «Certes, toute œuvre humaine est perfectible, mais il n’en demeure pas moins que cette révision vient régler une fois pour toute, la question de l’indisponibilité temporaire du président de la République qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis octobre 2018», a-t-il déclaré. «C’est donc à l’honneur de la démocratie gabonaise qu’il y ait des contradictions dans les manières d’aborder les différentes questions de politiques de développement», a-t-il estimé.

Mais en plus de s’intéresser à la question de la vacance du pouvoir, le nouveau texte prévoit la nomination de certains sénateurs par le président de la République. Guy-Christian Mavioga qui souligne que c’est le rêve longtemps caressé par son parti qui l’avait déjà proposé au Dialogue d’Angondjé, où les acteurs avaient expérimenté la gestion des assises par un «quadriumvirat» (un collège de 4 co-présidents, dont deux de la Majorité et autant pour l’Opposition), suggère et sollicite du président de la République et de tous ceux qui participent aux nominations une répartition clairement définie dans la loi organique.

Un intérêt particulier pour les Gabonais de la diaspora

«Dans le quota du nombre des sénateurs à nommer, il serait souhaitable, pour rendre plus concrètes la solidarité, la cohésion nationale, l’unité des filles et des fils du Gabon et la prospérité partagée, tant proclamée et voulue par le président de la République, qu’une répartition soit clairement définie dans la loi organique», a souligné le secrétaire général exécutif du BDC. «Ainsi donc, pour des raisons d’équité, nous proposons à ce que 1/3 soit pour le parti au pouvoir, 1/3 soit pour l’opposition, 1/3 soit partagé par la Majorité, la Société civile, et les Gabonais de l’étranger (diaspora)», a-t-il indiqué.

Pour l’ancien porte-parole de la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence, dans le découpage électoral il y a plus d’opportunités d’intégrer les Gabonais de l’étranger «qui pourront désormais apporter leur contribution, de manière concrète, au développement de leur pays, par le vote de la loi, le contrôle de l’action du gouvernement et à consentir l’impôt». Si dans certains milieux l’on croit savoir que le chef de l’Etat pourrait nommer jusqu’à 30 sénateurs, le BDC qui insiste sur la nomination des Gabonais de l’étranger souhaite qu’un Gabonais de la diaspora soit nommé par continent. Soit 5 sénateurs au total. «Ceci constitue pour nous, un élément innovateur, qui contribuerait, un tant soit peu, à la participation de tous à la cause commune», a-t-il conclu.

 
GR
 

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