Après que la vidéo de la rencontre, à la villa de La Sablière, entre sa famille et des autorités judiciaires du Gabon est devenue virale sur les réseaux sociaux, le fils aîné d’Ali Bongo assure qu’il n’avait pas d’autre choix que de la faire fuiter, dit-il, pour dénoncer «la parodie de justice» que lui et sa mère subiraient depuis des mois.

Noureddin Bongo Valentin, ancien Coordinateur général des affaires présidentielles au Gabon, est en liberté provisoire à Londres depuis son exfiltration, en mai 2025. © D.R.

 

Rendue publique par l’activiste Princesse de Souba – dont la page Facebook a été bannie mercredi – la vidéo de la rencontre entre Ali Bongo, son épouse Sylvia, son fils Noureddin, l’actuel procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, des représentants de l’Agence judiciaire de l’État, etc., continue de susciter le débat sur les réseaux sociaux, où les positions sont tranchées, certaines soutenant la démarche des tenants du pouvoir déchu fin août 2023, d’autres condamnant ce qu’ils perçoivent comme une tentative de l’ancienne première Dame et son fils d’échapper à la justice. 

Pour sa part, Noureddin Bongo Valentin, qui reconnaît par la même occasion être l’auteur de cette vidéo devenue virale, défend que celle-ci est un «symbole de la parodie de justice» qu’il dit subir aux côtés de sa mère depuis plusieurs mois. Il dit avoir été contraint de la faire fuiter pour dénoncer la «manipulation judiciaire» dont ils seraient victimes de la part des autorités actuelles du Gabon, et assure avoir reçu de nombreux messages de soutien à la suite de sa publication. «Ma parole seule ne suffisait pas», justifie-t-il dans une communication postée sur son compte X.

«J’ai vécu une injustice profonde face à laquelle j’ai longtemps été impuissant. Devant les mensonges répétés des nouvelles autorités gabonaises, je n’avais d’autres choix que de trouver un moyen de montrer, un jour, ce que nous avons vécu pour que chacun puisse voir par ses propres yeux l’étendue de cette mascarade», explique-t-il.

S’il reste convaincu que «la vérité finira toujours par éclater», le fils aîné d’Ali Bongo, en liberté provisoire à Londres et dont le procès pour des faits supposés de détournement de fonds publics et le blanchiment de capitaux, entre autres s’ouvre le 10 novembre 2025 à Libreville, estime que «le Gabon mérite une justice véritable, une justice indépendante, libre de toute instrumentalisation politique ou personnelle».

 
GR
 

7 Commentaires

  1. Jean Jacques dit :

    Vous avez RAISON POUR MONTRER LA BARBARIE, DES MENTEURS CORROMPUS AFFAMÉS

  2. De Kermadec dit :

    C’est l’histoire du voleur qui crie « an voleur » pour se faire dédouané et passer pour un honnête citoyen

  3. NGOMO Thierry dit :

    Il est juste que ce soit cette même justice que vous avez instrumentalisée quand vous aviez le pouvoir, qui vous juge également.

  4. messowomekewo dit :

    Il est à craindre que la complaisance vis à vis de cette racaille nous joue des vilains tours un de ces jours. Voici des quidams qui, du temps de leur gloire ont toujours instrumentalisé l’appareil judiciaire et qui aujourd’hui osent se plaindre de ce mode de fonctionnement par lequel ils ont brisé tant de vies et de familles. C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité.

  5. Moussavou Ibinga Jean dit :

    @messowomekovo. Tu fais de la morale la ou on parle de droit et d’état de droit. Donc comme les gamins du quartier t’ont braqué un jour, tu dois devenir le plus grand braqueur de la ville ? C’est ça ? Argument et raisonnement pitoyables… D’ailleurs que faisais tu qnad ils étaient au pouvoir ? Qu’as tu fais pour les stopper ?

  6. Bonzini dit :

    Ce pays me fonte carrément mais c’est pas croyable hein! Se sont ces conards que nombreux de gabonais défendent parce qu’on voit des hauts magistrats leur demandé de signer des closes. Mais où vivons-nous, dans quel monde ? Ils ont tués, volés, expropriés, emprisonnés,escroqués,commandités, trafiqués…

    Les recrutements,les bourses, les pensions des mal-retraités…

    La liste est tellement exhostive que ce procès risque d’être interminable ! Que le gouvernement lance des mandats d’arrêt internationaux pour les trois. C’est qui avez fait du mal à ce pays, et c’est encore vous qui jouez aux victimes !!!

    PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON À VIE POUR TOUS !!!

  7. Bonzini dit :

    Ce pays me fait honte carrément mais c’est pas croyable hein! Se sont ces conards que nombreux de gabonais défendent parce qu’on voit des hauts magistrats leur demandé de signer des closes. Mais où vivons-nous, dans quel monde ? Ils ont tués, volés, expropriés, emprisonnés,escroqués,commandités, trafiqués…

    Les recrutements,les bourses, les pensions des mal-retraités,bloqués à leur profit…

    La liste est tellement exhostive que ce procès risque d’être interminable ! Que le gouvernement lance des mandats d’arrêt internationaux pour les trois. C’est vous qui avez fait du mal à ce pays, et c’est encore vous qui jouez aux victimes !!!

    PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON PRISON À VIE POUR TOUS !!!

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