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Le stade d’Engong près d’Oyem fait à nouveau parler de lui. Et toujours pour du brigandage. Quatre chambres d’un motel attenant à cette infrastructure sportive, pourtant désormais gardée et éclairée, ont été dévalisées dans la nuit du 28 au 29 mai courant.

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Une nouvelle fois, après le passage, fin avril, d’un groupe se présentant comme la Cellule du Grand Nord (CGN) ayant mis le feu à la loge présidentielle, l’Engong Stadium, communément appelé stade d’Oyem, a été l’objet d’un cambriolage.

Alerté très tôt dans la matinée du jeudi 29 mai, les autorités de la province ont commis une mission sur les lieux. La délégation était composée du procureur de la République près le tribunal d’Oyem, du secrétaire général de province, du préfet du Woleu, du directeur des Sports et de représentants des forces de sécurité et de défense. La visite des lieux a permis de constater les dégâts. Le théâtre des méfaits est un petit hôtel, d’une vingtaine de chambres, attenant au stade dans sa zone nord. N’ayant jamais été exploité, même durant la Can 2017, quatre de ses chambres (n° 6, 12, 17 et 26) ont été dévalisées. Bilan : des portes défoncées, des fenêtres entrouvertes et du matériel emporté, notamment trois écrans plats de télévision de marque Phillips. La photographie des infractions a été interdite aux médias présents en vue de ne pas gêner l’enquête.

Ce deuxième cambriolage en moins de deux mois est d’autant plus étonnant que, depuis la toute première intrusion en ces lieux, le stade est en travaux, son aire de jeu subissant actuellement une cure de jouvence, tandis les forces de sécurité et de défense (une dizaine de personnes) y campent en permanence. On note tout de même que l’éclairage, mis en marche du crépuscule à l’aurore, n’éclaire surtout que la devanture de l’infrastructure, côté route.

«Comment un tel acte peut-il encore être enregistré sur ce site militairement sécurisé, alors que la toute première enquête sur l’incendie suit son cours ?», s’est interrogé un journaliste arrivé sur les lieux avec la délégation d’officiels. «Nous avons fait le constat, une enquête est ouverte. Laissons les personnes-ressources faire leur travail», a laissé entendre Rodrigue Ondo Mfoumou, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem.

R.N. depuis Oyem pour Gabonreview 

 
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1 Commentaire

  1. moundounga dit :

    Bjr. lors d’une précédente intervention j’avais attiré l’attention de tous sur la concrétisation de toutes les mesures arrêtées pour la cure de jouvence du stade d’ENGONG et notamment le volet sécuritaire. Au jour d’aujourd’hui même pas un mois l’insécurité y demeure malgré la présence des forces de l’ordre. La question fondamentale est de savoir qu’est ce que nous voulons au juste. Une fois cette question bien répondue je vous assure que les moyens qui y seront mis porteront leur fruit. pour le moment je m’excuse, c’est pas le cas. Amen.

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