Numérique : le Gabon part à la conquête d’un siège au Conseil de l’UIT
Le Gabon a officiellement annoncé sa candidature au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT), à l’occasion du World Telecommunication/ICT Policy Forum 2026, qui se tient à Nassau, aux Bahamas. Portée par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, cette candidature entend renforcer la voix du pays dans les grandes orientations internationales du secteur.

Mark-Alexandre Doumba (2e en partant de la gauche) a officialisé la candidature du Gabon, le 2 septembre 2026, lors du World Telecommunication/ICT Policy Forum 2026, à Nassau, aux Bahamas. © Com. MENDI
Le Gabon veut désormais passer du statut d’acteur concerné à celui de pays participant directement aux décisions qui façonnent l’avenir des télécommunications et du numérique. Le pays a présenté sa candidature au Conseil de l’UIT, lors du World Telecommunication/ICT Policy Forum 2026 (WTPF-26), à Nassau, aux Bahamas.
L’initiative est portée par le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle traduit, selon les autorités gabonaises, la volonté de Libreville de prendre «une part plus active aux décisions qui façonnent l’avenir numérique mondial».
«Le Gabon ne recherche pas un siège pour être simplement représenté. Le Gabon recherche un siège pour contribuer», a soutenu Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.
Défendre les intérêts du Gabon
Au-delà de la représentation institutionnelle, le Gabon entend utiliser cette candidature pour faire valoir ses priorités dans un secteur devenu stratégique pour son développement.
Le Conseil de l’UIT intervient en effet dans les grandes orientations internationales relatives aux télécommunications et au numérique. Une présence au sein de cette instance permettrait ainsi au Gabon de défendre des enjeux directement liés au quotidien de ses populations : accès et qualité de la connectivité, infrastructures, services numériques, compétences, innovation et inclusion.
Cette ambition s’inscrit dans les chantiers engagés par le pays en matière de transformation numérique. Le gouvernement cite notamment le développement de la fibre optique, la construction du Carrier Hotel destinée à renforcer les infrastructures souveraines, la digitalisation des services publics ainsi que le soutien à l’innovation et aux technologies émergentes.
Une voix africaine sur les grands enjeux numériques
Libreville souhaite également faire de cette candidature un moyen de porter une contribution africaine aux débats internationaux sur plusieurs sujets structurants : connectivité, intelligence artificielle, innovation, cybersécurité et réduction de la fracture numérique.
Pour le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, l’objectif est clairement affiché : «Le Gabon ne souhaite pas seulement être représenté. Il souhaite contribuer.»
Le ministre ajoute que la candidature porte une ambition visant à «faire entendre la voix du Gabon» et à contribuer à construire «un numérique qui crée davantage d’opportunités pour nos populations et pour l’Afrique».
Verdict attendu à Doha
La candidature gabonaise devra désormais franchir l’étape élective. L’élection des membres du Conseil de l’UIT est prévue lors de la Conférence de plénipotentiaires de l’organisation, qui se tiendra à Doha, au Qatar, en novembre 2026.
Pour Libreville, l’enjeu dépasse donc la simple présence dans une instance internationale. Il s’agit de disposer d’un espace d’influence supplémentaire pour défendre ses intérêts numériques, tout en participant aux débats qui détermineront les conditions d’accès aux technologies et aux infrastructures de demain.
















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