Face aux cancers du sein et du col de l’utérus, le ministère de la Planification et de la Prospective a organisé, le 16 octobre 2026, une journée de sensibilisation à l’intention de ses agents. Objectif : renforcer les connaissances sur ces maladies, encourager le dépistage précoce et briser les tabous.

Le ministère de la Planification mobilisé contre les cancers féminins, le 16 octobre 2026. © GabonReview

 

Informer pour prévenir et agir avant qu’il ne soit trop tard. C’est le message porté par le ministère de la Planification et de la Prospective à l’occasion d’une journée de sensibilisation consacrée aux cancers féminins, dans le cadre de la campagne Octobre rose. Cette initiative a réuni les agents autour d’échanges et d’informations médicales sur deux pathologies majeures : le cancer du sein et celui du col de l’utérus.

Ouvrant cette journée, le secrétaire général du ministère, Jean-Clary Otoumou, a rappelé que la lutte contre ces maladies relève autant de la responsabilité individuelle que de la mobilisation collective. «Prévenir, c’est agir avant qu’il ne soit trop tard. Sensibiliser, c’est donner à chacun des moyens de prendre des décisions éclairées», a-t-il souligné, invitant les collaborateurs à relayer les messages de prévention et à contribuer à lever les tabous qui entourent encore ces cancers. Pour lui, Octobre rose doit surtout servir de point de départ à une prise de conscience durable, au-delà du seul mois d’octobre.

Des chiffres qui interpellent

Quelques moments de la journée. © GabonReview

Au cœur des échanges, le médecin-lieutenant-colonel Karine Nseme, gynécologue-obstétricienne et chef du service maternité de l’Hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba (HIAA), a présenté les données relatives à ces pathologies au Gabon. Selon les chiffres qu’elle a communiqués, le cancer du sein demeure le premier cancer féminin dans le pays, avec 295 nouveaux cas détectés en 2024 et 146 décès enregistrés la même année. 

Le cancer du col de l’utérus occupe, quant à lui, la deuxième place. La spécialiste a évoqué 146 nouveaux cas en 2026 et 88 décès en 2024. Des données qui soulignent l’importance d’une détection précoce et d’une meilleure information des populations.

La gynécologue-obstétricienne a également insisté sur les signes d’alerte à ne pas négliger : une masse dure dans le sein, une modification de la peau pouvant prendre un aspect de peau d’orange, un mamelon nouvellement rétracté, un écoulement inhabituel ou encore une rougeur accompagnée de douleur. Face à ces manifestations, elle recommande de consulter rapidement un professionnel de santé, même en l’absence de douleur ou de masse palpable.

Au-delà de l’observation et de la palpation des seins, la spécialiste a rappelé que toute anomalie nécessite une évaluation médicale. En cas de suspicion, des examens complémentaires, dont la biopsie, permettent de préciser la nature de la lésion et d’orienter la prise en charge. À travers cette mobilisation, le ministère entend inscrire la prévention dans les habitudes de ses agents. Un impératif résumé par Jean-Clary Otoumou : «Se dépister, c’est prévenir. Se dépister peut sauver une vie».

 
GR
 

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