Octobre rose : le Sénat appelle à dépister tôt et à mieux accompagner les malades
Le Sénat gabonais a lancé, le 19 octobre, sa campagne de sensibilisation contre les cancers féminins. À travers des communications animées par des spécialistes, l’institution, qui prévoit d’étendre cette campagne sur trois journées, entend renforcer l’information sur les cancers du sein et du col de l’utérus, encourager le dépistage précoce et soutenir les personnes touchées.

La troisième vice-présidente, Élodie Diane Fouefoue Epse Sandjoh, ouvrant la campagne de sensibilisation, le 19 octobre 2026. © Com. Sénat
Le siège provisoire du Sénat a accueilli lundi le lancement officiel de la campagne Octobre rose de l’institution. La cérémonie a été ouverte au nom de la présidente du Sénat, Huguette Nyana Ekoume Epse Awori Onanga, par la troisième vice-présidente, Élodie Diane Fouefoue Epse Sandjoh.
Cette première journée, qui en appellera deux autres jusqu’au 31 octobre prochain, a été consacrée à des communications de spécialistes du ministère de la Santé et de médecins autour des cancers féminins. L’objectif était de mieux informer les participants sur l’ampleur de ces maladies, les moyens de prévention et l’importance d’un diagnostic précoce.
Informer, dépister et accompagner

Des moments de la première journée. © Com. Sénat
Les échanges ont notamment mis l’accent sur la nécessité de placer les patientes au centre des soins. La campagne ne doit pas se limiter à la transmission d’informations : elle doit aussi favoriser l’orientation vers les structures sanitaires et encourager la solidarité avec les personnes malades.
La présidente du Sénat a salué les contributions des experts et rappelé que la sensibilisation devait s’inscrire dans une démarche durable. Elle a également insisté sur la nécessité de soutenir les personnes atteintes, au-delà du mois d’octobre. “Je voudrais exprimer notre profonde gratitude à l’endroit des experts qui, à travers les différentes communications, nous ont suffisamment édifiés sur l’ampleur de la situation. Octobre rose nous rappelle finalement dans l’année une exigence essentielle : prendre soin de sa santé, et finalement, préserver la vie. Octobre rose, c’est vrai, c’est un mois d’information et de sensibilisation, mais également de partage. J’insiste sur le mot partage. Ne nous limitons pas seulement à ces campagnes de sensibilisation, mais allons-y également retrouver celles-là ou ceux-là qui sont atteints de cette maladie”, a-t-elle déclaré au terme de cette première journée marquée par le témoignage d’un agent de l’institution ayant surmonté la maladie.
Cette intervention a donné une dimension humaine à la mobilisation, en rappelant que le parcours de soins et l’accompagnement jouent un rôle important dans l’épreuve vécue par les patientes.
Le lancement de cette campagne s’inscrit dans la mobilisation nationale d’Octobre Rose, qui associe institutions publiques, entreprises, associations et professionnels de santé. Le défi reste celui de la traduction de cette sensibilisation en actes : accès effectif au dépistage, orientation rapide en cas d’anomalie et continuité de la prise en charge. La prévention doit également permettre de réduire les retards de consultation, souvent préjudiciables à l’efficacité des traitements. Les journées du 24 et du 31 octobre sont prévues pour la randonnée à l’arborétum Raponda Walker et à une séance de fitness à la Baie des Rois.
















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