Octobre rose : les médias gabonais refusent d’être spectateurs et passent à l’action
À l’occasion d’Octobre rose, les professionnels des médias gabonais ont décidé de s’impliquer davantage dans la lutte contre les cancers féminins. Réunis autour de la marche «Nos voix et nos pas contre les cancers féminins», journalistes, caméramans et rédacteurs ont battu le pavé dimanche 11 octobre, pour une sensibilisation à l’importance de la prévention et du dépistage.

Les hommes et femmes de médias en pleine marche. © D.R.
Pour renforcer la sensibilisation aux cancers féminins, les professionnels des médias se sont mobilisés autour de la marche «Nos voix et nos pas contre les cancers féminins», à Libreville, dimanche 11 octobre, afin d’interpeller les hommes et femmes sur l’importance de la prévention et du dépistage précoce.
Au-delà de cette mobilisation, l’initiative vise à rappeler le rôle des médias dans la lutte contre cette maladie. Pour le Médecin-Colonel Arnaud-Boris Koumba, directeur général adjoint de l’Institut de cancérologie d’Akanda, il s’agissait notamment d’«attirer l’attention de l’opinion publique face à un phénomène qui s’accroît, celui des cancers féminins en général et des cancers gynéco-mammaires en particulier».
Le praticien a également rappelé que le cancer du sein ne concerne pas uniquement les femmes. «1 % des cancers du sein peuvent toucher l’homme», a-t-il souligné, invitant les hommes à encourager leurs proches à participer aux campagnes de sensibilisation et de dépistage. Il a par ailleurs précisé que si le mois d’octobre constitue une période d’intensification des campagnes, la sensibilisation doit se poursuivre tout au long de l’année.

Moment de la sensibilisation. © GabonReview
Même message du côté de la Dre Ababouyi Chimène épouse Minto’o, médecin oncologue médicale : «Il ne faut pas attendre Octobre Rose pour parler de cancer. Octobre, c’est le mois de sensibilisation, mais la lutte, c’est tous les jours», a-t-elle indiqué. La spécialiste a rappelé que le dépistage est gratuit et que les structures de santé restent accessibles toute l’année. Elle a également insisté sur l’importance de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), de la palpation mammaire et des consultations médicales régulières.
Dépasser le rôle de relais de l’actualité et devenir acteur
Pour la directrice générale de Gabon 24, Laetitia Ngalibika, cette marche traduit la volonté des professionnels de l’information de dépasser leur rôle de relais de l’actualité pour devenir de véritables acteurs de la sensibilisation. «Le but, c’était de rappeler aux médias qu’ils sont un pouvoir et qu’ils doivent l’exercer à tout prix. Il ne s’agit plus de subir l’actualité», a-t-elle déclaré. Selon elle, une mobilisation collective des médias peut contribuer à faire évoluer les comportements et à encourager les populations à adopter les bons réflexes face aux cancers.
Ainsi, le corps des médias gabonais entend mettre sa capacité de mobilisation au service de la prévention. D’ailleurs, d’autres actions de sensibilisation, notamment autour des cancers masculins, sont prévues pour élargir la mobilisation et de maintenir l’attention du public au-delà du mois d’octobre.
Thécia Nyomba
















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