Apprendre « n’importe quand, n’importe où, avec n’importe quel outil » : c’est la promesse du numérique appliquée aux salles de classe de l’Ogooué-Ivindo. À Makokou, une formation de cinq jours vient d’outiller directeurs d’école et enseignants à l’utilisation des outils numériques. Une étape supplémentaire dans la digitalisation de l’enseignement primaire, avec déjà 30 % des curricula digitalisés et un modèle combinant apprentissage à distance et présentiel.

Les organisateurs lors de la clôture de la formation, le 28 août 2026 à Makokou. © D.R.

 

Directeurs d’école et enseignants ont été formés à l’usage des plateformes numériques, des ressources pédagogiques digitalisées et des dispositifs d’enseignement à distance, sous l’égide de la Direction d’académie provinciale (DAP).

Réduire l’absentéisme grâce aux tablettes

Pour les acteurs du terrain, l’enjeu est désormais de faire du numérique un véritable outil pédagogique. Le directeur d’école Melong Evizoghe Patrice voit dans cette évolution une opportunité de rapprocher davantage les élèves des apprentissages. « Cette innovation vient à point nommé, les enfants sont naturellement attirés par les outils informatiques, et les tablettes vont progressivement leur permettre de découvrir de nouvelles façons d’apprendre et de réduire notamment l’absentéisme », a-t-il déclaré.

L’inspecteur pédagogique Alain Loïc Tchiloumbou a indiqué que l’Institut pédagogique national (IPN) a déjà franchi ce cap de la digitalisation pour l’enseignement primaire. La formation vise notamment à familiariser les enseignants avec Learning Passport et à leur permettre d’exploiter les ressources désormais disponibles sous format numérique.

Mais la digitalisation ne saurait se limiter aux zones bénéficiant d’une bonne connexion internet. Dans les espaces ruraux, où l’accès au réseau reste une contrainte, des solutions hors connexion sont prévues. « L’avantage de la digitalisation, c’est de mettre les ressources à la disposition de l’apprenant, pour qu’il puisse apprendre n’importe quand, n’importe où et avec n’importe quel outil », a expliqué Alain Loïc Tchiloumbou.

Un modèle à 70 % présentiel, 30 % à distance

À terme, le dispositif doit articuler enseignement à distance et enseignement en présentiel. Le schéma retenu prévoit 30 % des apprentissages à distance contre 70 % en présentiel. Une formule qui entend introduire progressivement de nouvelles pratiques sans remettre en cause le rôle central de l’enseignement en classe.

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de l’inspecteur général des services, Joachim Ondjila Ognele, coordonnateur de la formation, du directeur d’académie provinciale de l’Ogooué-Ivindo et de plusieurs responsables du secteur éducatif. Avec cette session, l’Ogooué-Ivindo entend ainsi accompagner ses enseignants dans une mutation appelée à prendre une place croissante dans le système éducatif gabonais.

 
GR
 

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