Orpaillage clandestin : coup de filet dans le parc national de Minkébé
19 ressortissants étrangers ont été interpellés les 28 et 29 septembre dans le parc national de Minkébé, dans l’Ogooué-Ivindo, pour exploitation illégale de l’or et pénétration non autorisée. L’opération, conduite par les responsables du parc avec l’appui de la Compagnie Est de gendarmerie des parcs nationaux, a permis l’arrestation de «11 ressortissants camerounais, trois Tchadiens, deux Congolais, deux Nigériens et un Ivoirien», a rapporté l’Agence gabonaise de presse (AGP).

Photo floutée des personnes interpellées dans le dans le parc national de Minkébé. © AGP
À l’issue d’une opération menée les 28 et 29 septembre dans le parc national de Minkébé, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, dix-neuf étrangers ont été interpellés pour exploitation illégale de l’or et pénétration non autorisée dans cette zone protégée. Huit (8) personnes ont été interpellées lundi et 11 autres, le mardi. Le groupe compte, d’après l’Agence gabonaise de presse (AGP), qui relaie cette actualité, 11 Camerounais, 3 Tchadiens, 2 Congolais, 2 Nigériens et 1 Ivoirien. Parmi ces personnes, 16 ne disposaient pas de cartes de séjour, tandis que les trois autres ont été pris «en flagrant délit d’exploitation illégale de l’or et de pénétration prohibée».
Des répercussions sur la biodiversité et sur les communautés riveraines
Cette opération a mis en lumière les conséquences environnementales de l’orpaillage clandestin dans les aires protégées. Ces activités provoquent «la déforestation, l’arrachage de la couche arable et la destruction des habitats», tout en dégradant les cours d’eau. Le détournement des rivières, le lavage des minerais et le rejet des résidus entraînent «la turbidité, la sédimentation et la pollution des eaux», avec des répercussions sur la biodiversité et sur les communautés riveraines. L’orpaillage sauvage favorise également le braconnage et fragilise l’intégrité des parcs nationaux.
Sur le plan économique, l’exploitation frauduleuse prive l’État d’une activité minière soumise à autorisation, à contrôle et à traçabilité, tout en favorisant la fraude. Face à ces dérives, le gouvernement entend renforcer les contrôles, les opérations conjointes et les sanctions contre les exploitants sans autorisation, mais aussi de procéder à «l’audit des titres miniers» et à une surveillance satellitaire accrue. Les 19 interpellés doivent être présentés au parquet près le Tribunal de première instance de Makokou, où la procédure judiciaire permettra d’établir les responsabilités.
















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