La Cour d’appel judiciaire et le Tribunal de première instance d’Oyem ont ouvert, le 30 octobre, l’année judiciaire 2026-2027 lors d’une audience solennelle au tribunal du chef-lieu du Woleu-Ntem. Devant les autorités présentes, la première présidente, Frédérique Ndombi Bitar, a fixé le cap qui repose sur «l’efficacité, de l’accessibilité et de l’éthique». Une orientation qui rappelle la responsabilité des personnels judiciaires. «Elles sont au centre de nos professions», a-t-elle précisé.

Les autorités présentes à la rentrée judiciaire de la Cour d’appel judiciaire et du Tribunal de première instance d’Oyem immortalisés à l’issue de la cérémonie. © Union-Sonapresse

 

À Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, la Cour d’appel judiciaire et le Tribunal de première instance ont effectué, le 30 octobre dernier, leur rentrée judiciaire 2026-2027, à l’occasion d’une audience solennelle. Cette cérémonie, qui marque la reprise officielle des activités juridictionnelles, s’est déroulée en présence de l’inspecteur général des Services judiciaires, Apollinaire Ondo Mvé, du bâtonnier Raymond Obame Sima et des autorités administratives, judiciaires et militaires. Elle a également été marquée par l’installation de Rita Ntsame Obiang, promue présidente de Chambre lors du Conseil supérieur de la magistrature du 16 septembre dernier.

Pour cette nouvelle année, la première présidente de la Cour, Frédérique Ndombi Bitar, a fixé un cap reposant sur «l’efficacité, de l’accessibilité et de l’éthique». En plus de la qualité des décisions, il est question de consolider la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire, à travers une justice impartiale, rigoureuse et accessible. Rappelant les exigences professionnelles qui s’imposent aux acteurs judiciaires, elle a souligné que «le magistrat et le greffier ne sont pas de simples fonctionnaires du droit. Ils sont les gardiens de la paix sociale, et les dépositaires de la confiance du peuple, au nom de laquelle la justice est rendue».

S’adressant à la nouvelle présidente de Chambre, elle a également insisté sur l’exemplarité attendue dans l’exercice de ses fonctions. «Que votre Chambre soit un sanctuaire d’écoute, d’impartialité, de haute jurisprudence». De son côté, l’avocate générale Danielle Boundono Ebang Ondo Eyi a consacré ses réquisitions à un enjeu contemporain d’envergure. Elle a ainsi invoqué «le magistrat face aux réseaux sociaux : entre liberté d’expression et exigence d’impartialité». Une réflexion qui rappelle que l’autorité judiciaire doit aussi préserver sa crédibilité à l’heure de l’exposition numérique.

 
GR
 

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