Panique à bord du Victoria : 312 passagers frôlent l’incident au large de Libreville
Victoria, l’embarcation de la compagnie Logimar 241, qui assurait la liaison Port-Gentil-Libreville, a heurté une épave flottante ce dimanche 7 décembre. Si l’issue fut heureuse, l’incident ravive les frayeurs du naufrage tragique du ferry Esther Miracle qui hante encore les mémoires des populations gabonaises, et il devient urgent de nettoyer les fonds du littoral gabonais.

Au large du Port Môle de Libreville, le Victoria a gagné la seule bataille qui compte : celle des vies sauvées. © D.R.
La traversée devait s’achever paisiblement. Elle s’est transformée en un cauchemar de quelques minutes qui restera gravé dans les esprits. Ce dimanche 7 décembre 2025, large du Port Môle de Libreville, lieu habituel de débarquement des liaisons maritimes Port-Gentil, le bateau Victoria a violemment percuté une épave flottante, plongeant ses 312 passagers dans une panique indescriptible.
Le choc, brutal et inattendu, a semé la confusion à bord du navire qui rentrait de Port-Gentil. Cris, bousculades, pleurs : la scène aurait pu basculer dans le drame si l’équipage n’avait su garder son sang-froid. Les procédures d’urgence ont été immédiatement déclenchées, tandis qu’un appel de détresse était lancé vers les autorités compétentes.
La Garde républicaine a réagi sans délai. Ses unités ont rapidement rejoint l’embarcation en difficulté pour la sécuriser et l’escorter jusqu’au port. Grâce à cette intervention coordonnée, le Victoria a finalement accosté sans qu’aucun décès ni blessure grave ne soit à déplorer. Plusieurs passagers, néanmoins traumatisés par l’expérience, ont bénéficié d’une prise en charge psychologique à leur arrivée.
À l’heure où ces lignes sont écrites, les autorités maritimes n’ont émis aucun communiqué officiel sur les circonstances exactes de l’accident. L’origine de cette épave dérivante demeure inconnue, tout comme les raisons de sa présence sur cet axe maritime pourtant très fréquenté. Une enquête devrait être diligentée pour établir les responsabilités et prévenir la répétition de tels incidents.
Cet événement résonne douloureusement dans la mémoire collective gabonaise. Il rappelle le naufrage tragique du ferry Esther Miracle, survenu dans la nuit du 8 au 9 mars 2023. Cette catastrophe de la compagnie Royal Coast avait coûté la vie à 37 personnes parmi les plus de 150 passagers à bord, laissant des cicatrices encore vives.
Il est de notoriété publique qu’au Gabon, les épaves de bateaux et autres ferrailles jonchent le littoral sur l’ensemble de la façade maritime. Au fond des mers et des océans résident des navires, des cargos, des pétroliers, des chimiquiers, des avions et des bateaux de pêche abandonnés par des armateurs. Le rivage du bord de mer est comparé à une «décharge de déchets solides» posant de graves problèmes environnementaux. Ainsi, au-delà du soulagement immédiat, l’incident du Victoria relance avec acuité la question cruciale de la sécurité de la navigation côtière au Gabon et de la nécessité impérieuse de nettoyer les fonds marins et renforcer la surveillance maritime sur des routes aussi stratégiques.















1 Commentaire
Bjr. Le Gabon est une société de consommation on se nourrit des tragedies. Sinon comment comprendre que les leçons d’Esther Miracle n’est pas pris faits et causes au sein des entités en la matière. A ce niveau qui devrait être désigné coupable qui? Amen.