PDG : Onanga Y’Obegue appelle au boycott du congrès Louembé
«Un calendrier ne tient pas lieu d’accord» : à l’annonce, par la direction de Blaise Louembé, du 13ᵉ congrès ordinaire du Parti démocratique gabonais (PDG), prévu du 27 au 29 novembre 2026, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, se revendiquant secrétaire général nommé par Ali Bongo, conteste une démarche qu’il juge unilatérale. Il appelle les militants à ne pas cautionner ce rendez-vous avant un dialogue entre les deux camps.

Pour Onanga Y’Obegue, le congrès ne saurait se tenir dans les conditions actuelles. © D.R.
Le bras de fer se durcit au sein du Parti démocratique gabonais (PDG). Deux jours après la sortie d’Ali Bongo, qui réclame un congrès inclusif et le rassemblement de la famille politique, la direction conduite par Blaise Louembé a annoncé, le 22 octobre, les dates de son 13ᵉ congrès ordinaire, du 27 au 29 novembre, et la mise en place de ses commissions préparatoires. Ali Akbar Onanga Y’Obegue a vite réagi, dénonçant une fuite en avant et appelant à ne pas cautionner ce processus. Dans sa déclaration, celui qui se revendique secrétaire général du PDG nommé par Ali Bongo reproche au directoire de fait d’avoir ignoré l’appel au dialogue du 20 octobre.
«Un calendrier ne tient pas lieu d’accord», tranche-t-il, estimant qu’après une main tendue, la priorité aurait dû être la recherche d’un terrain d’entente entre les deux camps. Pour lui, «on ne répond pas à un dialogue par une convocation». L’ancien responsable politique plaide pour une rencontre préalable entre les différentes parties, le retour à la légalité statutaire et la définition de garanties permettant à toutes les sensibilités de participer. Il récuse l’idée d’être opposé au congrès, mais pose une condition. «Je ne suis donc pas contre le congrès : je suis pour un congrès inclusif», dit-il. Celui-ci devrait, selon lui, être l’aboutissement d’un accord et non un moyen d’imposer un fait accompli.
« Aucun congrès ne se tient sans délégués »
Au-delà du différend entre dirigeants, Onanga Y’Obegue alerte sur les risques du bicéphalisme. Il évoque l’article 64 de la loi n°016/2025 du 27 juin 2025 sur les partis politiques, qui prévoit des motifs de suspension d’un parti, dont le bicéphalisme et le prolongement anormal d’une scission. Il redoute que la persistance de la crise interne ne fragilise davantage le PDG. Son appel s’adresse également aux anciens et aux sages du parti, auxquels il demande de prendre l’initiative de rencontres, mais surtout aux militants de base. «Aucun congrès ne se tient sans délégués ; aucune fuite en avant ne prospère sans caution», souligne-t-il.
Il les invite à exiger des garanties sur les règles de participation et à refuser de valider une démarche qui consacrerait l’exclusion. Alors que les préparatifs s’accélèrent dans le camp Louembé, Onanga Y’Obegue pose les termes du désaccord : pas de congrès sans concertation préalable. Une position qui place le rendez-vous de novembre au cœur de la bataille pour le contrôle du parti.
















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