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La filiale locale du géant des services pétroliers français, Total, accuse au premier trimestre de l’année en cours un résultat net de 8 millions de dollars, contre un bénéfice de 10 millions durant la période similaire en 2019. Une perte occasionnée principalement par la diminution du chiffre d’affaires.

Le siège de Total Gabon, un soir durant le confinement en cours au Gabon. © Gabonreview

 

Total Gabon a annoncé un résultat net du premier trimestre 2020 établi à 8 millions de dollars, contre un bénéfice de 10 millions un an auparavant sur la même période, impacté principalement par une diminution du chiffre d’affaires fixé à 113 millions, inférieur de 31% par rapport au premier trimestre 2019, lui-même impacté par la baisse continue du prix de vente au cours du trimestre.

En effet, le prix de vente moyen de la qualité de pétrole brut commercialisée par Total Gabon s’est élevé à 40,6 dollars par baril au premier trimestre 2020, en baisse de 30% par rapport au premier trimestre 2019.

Outre la baisse du cours du Brent, le différentiel de prix lié à la qualité de pétrole brut produite par Total Gabon s’est également détérioré suivant la tendance amorcée fin 2019. La baisse du prix de vente aura été particulièrement significative au mois de mars.

S’agissant de la production, la part de pétrole brut (opérée et non opérée) liée aux participations de Total Gabon s’est élevée au premier trimestre 2020 à 27 900 barils par jour, en diminution de 13% par rapport au premier trimestre 2019. Selon l’entreprise, cette baisse s’explique principalement par : une indisponibilité partielle des installations liée à des problèmes de compression et d’ensablement sur le secteur non opéré de Grondin, le déclin naturel des champs, partiellement compensée par l’apport de la campagne d’interventions sur puits du premier trimestre sur le secteur opéré.

A la suite de la double crise sanitaire et pétrolière, la compagnie a communiqué, le 20 avril dernier, sur la mise en place d’un plan d’action visant à réduire de manière substantielle ses dépenses et ses investissements pour l’exercice 2020. Ce plan n’a pas été modifié et sa mise en œuvre s’effectue comme prévu. Ainsi, au premier trimestre, les investissements pétroliers au sein de la filiale s’élèvent à 11 millions dollars, en baisse significative par rapport au premier trimestre 2019.  «Ils comprennent principalement l’installation d’un gazoduc destiné dans un premier temps à améliorer l’activation gas-lift de puits du secteur Grondin. Sa mise en service a été repoussée du fait de l’arrêt des transports de personnes au Gabon», a conclu l’entreprise.

 
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