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Une réunion sur le Plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA) s’est ouverte le 8 octobre à Port-Gentil. Objectif : réduire les risques de disparition et d’inondation de la capitale économique et d’autres localités de la province de l’Ogooué-Maritime.  

Aperçu des participants à l’ouverture de l’atelier. © Gabonreview

 

Face à la menace de l’érosion côtière, Port-Gentil s’active. Une mission de consultants internationaux et nationaux en gestion côtière, également composée d’acteurs du secteur privé, finance publique-économie et développement stratégique, est à pied d’œuvre depuis le 8 octobre pour la collecte d’informations en vue de l’élaboration du plan national d’adaptation aux changements climatiques (PNA).

«Cette réunion technique devrait être le cadre qui permet à tous les acteurs du territoire et les acteurs du développement à renforcer et conformer les partenariats utiles pour assurer le maintien et l’intégrité de l’Île Mandji, des départements de Bendjé et Etimboué face aux effets des changements climatiques», a souligné Barris Ogoula Olingo, président du conseil départemental de Bendjé.

En effet, cet atelier vise à présenter et échanger sur les premières orientations de la feuille de route, intégrer les opérateurs économiques (pétroliers, bois…), échanger sur les modalités des partages des données. «L’enjeu ici est de mettre tous les acteurs qui ont pour gestion le territoire et ceux qui utilisent le territoire. C’est pour les amener à créer les mécanismes publics-privés qui nous paraît la stratégie la plus intéressante afin de réduire de manière considérable les effets des changements climatiques», a ajouté Magloire Désiré Mounganga, coordonnateur scientifique à l’Agence national des parcs nationaux (ANPN).

Le résultat attendu de cet atelier est que les acteurs de Port-Gentil soient pris en compte dans les orientations de la feuille de route d’adaptation. «Les premières orientations de la feuille de route d’adaptation seront présentées et discutées, de même que sont attendus les avis des gestionnaires des territoires que nous sommes. L’enjeu est tel aujourd’hui qu’il y’a lieu d’être très vigilant et proactif sur les conséquences du changement dans nos localités respectives», a déclaré Barris Ogoula Olingo, président du Conseil départemental de Bendjé.

L’Île Mandji, qui abrite la ville pétrolière de Port-Gentil, deuxième plus grand centre urbain du Gabon, est déjà sous l’emprise de l’érosion côtière. Située seulement à quatre mètres au-dessus du niveau de la mer en moyenne, on estime 64% de sa plaine est inondable et cette proportion pourrait atteindre 90% en 2100,  avec d’importantes conséquences économiques (destruction des infrastructures et des habitats), sociales, sanitaires et écologiques (salinisation, etc.).

 
GR
 

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