Port-Gentil : une caméra de surveillance au cœur d’une affaire de plusieurs millions de FCFA
Une affaire de disparitions répétées de fonds prend une nouvelle tournure à Port-Gentil. Un chef d’entreprise accuse son chauffeur d’avoir pénétré à plusieurs reprises dans son bureau pour y soustraire plusieurs millions de francs CFA. Une caméra installée quelques jours avant les faits présumés aurait permis de l’identifier. Le dossier a été transmis à l’autorité judiciaire.

L’auteur présumé des vols dans les locaux de la police à Port-Gentil. © GabonReview
À Port-Gentil, une affaire de vol présumé met en scène plusieurs millions de francs CFA, un bureau d’entreprise et une caméra de surveillance. Selon les éléments de la procédure, tout commence le 15 septembre 2026, lorsque Sabbah Hassan, chef d’entreprise domicilié au quartier Sobraga, saisit la Sûreté urbaine du Commissariat central après avoir été alerté par son dispositif de surveillance de la présence d’un individu dans son bureau.
En visionnant les images, le plaignant affirme avoir reconnu son chauffeur, Ndiaye Ndiaga. Cette découverte intervient alors que plusieurs disparitions d’argent avaient déjà été constatées. Le chef d’entreprise affirme notamment avoir laissé 8,5 millions de FCFA dans un tiroir avant son départ en congé, avant de constater un déficit de 3,5 millions de FCFA à son retour. D’autres sommes auraient ensuite disparu, notamment 1 million, 2 millions et 1,136 million de FCFA.
Face à ces disparitions successives, le dispositif de sécurité du bureau aurait été renforcé. Les systèmes de fermeture auraient été remplacés et une caméra espionne installée le 10 septembre 2026. Quelques jours plus tard, les images auraient montré une personne entrant dans le bureau et fouillant le tiroir. Selon le plaignant, il s’agirait de son chauffeur.
Plusieurs montants cités
Auditionné le 17 septembre, Ndiaye Ndiaga aurait reconnu, d’après le procès-verbal, être entré à plusieurs reprises dans le bureau à l’aide des clés de son employeur et avoir pris différentes sommes d’argent. Plusieurs montants sont cités dans ses déclarations : 3,5 millions, 1,5 million, 500 000 et 450 000 FCFA. Le mis en cause aurait toutefois contesté une partie des accusations, notamment concernant la disparition d’une médaille de décoration de l’Ordre du Mérite national.
Au terme de leurs investigations, les enquêteurs ont retenu la qualification de vol aggravé, sur le fondement des articles 292 et 296-4 du Code pénal. Le dossier a été transmis à l’autorité judiciaire, à laquelle revient désormais la charge d’apprécier les responsabilités éventuelles. À ce stade, les faits demeurent ceux rapportés dans la procédure et la responsabilité pénale du mis en cause n’est pas établie.
















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