‎Pour structurer les coopératives d’élevage et renforcer la production avicole nationale, le gouvernement a pris note, le 8 octobre 2026, de la présentation d’un guide économique destiné aux coopératives de poulet de chair, dans la perspective de l’interdiction des importations de cette viande annoncée à compter de janvier 2027.

‎Le Gabon se dote d’un guide économique de coopérative d’élevage de poulet de chair ( illustration I.A). © GabonReview

 

Présenté par le ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes, lors du Conseil des ministres jeudi 8 octobre, le Guide de présentation d’un modèle économique de coopérative d’élevage de poulet de chair vise à accompagner les acteurs locaux dans la structuration de leurs activités. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de renforcement de la souveraineté alimentaire du Gabon et de développement de la production nationale.

‎Pour rappel, à compter de janvier 2027, le Gabon devrait mettre fin aux importations de poulet de chair. Cette échéance constitue un tournant pour la filière avicole, appelée à répondre davantage à la demande du marché national. Elle pose toutefois un défi de taille, celui d’accroître les capacités de production locales tout en garantissant la disponibilité et la compétitivité des produits.

‎‎Structurer les coopératives pour renforcer la production

‎‎Le guide entend apporter une réponse aux difficultés rencontrées par les coopératives, encore largement dépendantes de l’appui de l’État et des partenaires au développement. Il propose un cadre méthodologique pour construire des modèles économiques viables et durables, capables de favoriser l’autonomie financière des organisations d’éleveurs.

‎‎Cinq axes structurent cette démarche : la mutualisation des intrants pour réduire les coûts de production, la maîtrise sanitaire et le respect des normes d’élevage, l’organisation de la commercialisation, l’amélioration de la gouvernance des coopératives et l’accès aux financements. Autant de leviers destinés à améliorer les performances des exploitations et à consolider leur position sur le marché.

‎‎À quelques mois de l’échéance annoncée pour l’arrêt des importations, le défi sera de traduire ces orientations en capacité de production suffisante pour satisfaire la demande nationale. La réussite de cette transition dépendra notamment de la capacité des coopératives à se professionnaliser, à sécuriser leurs approvisionnements et à proposer une offre compétitive aux consommateurs.

‎Thécia Nyomba

 
GR
 

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