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Après près de six ans de contestation des résultats de la dernière présidentielle, la Coalition pour la nouvelle République croit toujours fermement que son leader, Jean Ping, est «la solution» pour un meilleur développement du Gabon. L’un de ses plus fidèles soutiens, Joël Ngoueneni du 7MP, entend le faire savoir aux populations d’Oyem le week-end prochain à la faveur d’une nouvelle sortie sur le terrain à 15 mois de la prochaine présidentielle dont le leader de la CNR ne s’est pas encore déclaré candidat.

Joël Ngoueneni Ndzengouma (à gauche) et Jean Ping, en mars 2022, à Libreville. © D.R.

 

La prochaine présidentielle prévue en août 2023 se profile à l’horizon. À 15 mois de ce rendez-vous majeur, la CNR ne s’est pas encore officiellement prononcée sur sa participation ou non. Sauf revirement, la Coalition qui réclame depuis près de six ans la victoire supposée de Jean Ping au terme du scrutin de 2016 pourrait à nouveau annoncer qu’elle ne prendra pas part à cette élection comme ce fut le cas pour les législatives et les locales de 2018. Mais en attendant, elle envisage de renouer avec le terrain dès le week-end prochain à Oyem.

La CNR annonce en effet le séjour dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem de Joël Ngoueneni Ndzengouma. Un séjour de deux jours marqué par une sortie populaire le samedi 21 mai au quartier Methui chez l’ancien maire de la commune Vincent Essono Mengué. Parmi les plus fidèles soutiens de Jean Ping depuis 2016, le président du parti pour les 7 Merveilles du Peuple gabonais (7MP) et son hôte auront à cœur de présenter l’ancien candidat de l’opposition à la présidentielle de six ans plutôt comme «la solution» pour le Gabon, à 15 mois de la prochaine échéance électorale majeure dans le pays.

Comme lors des précédentes sorties dans les provinces de la Ngounié, du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime, Joël Ngoueneni Ndzengouma, qui prévoit d’échanger de façon franche avec les populations, se donne pour mission d’«édifier les participants sur le combat que Jean Ping mène intra-muros et extra-muros», précise une note parvenue à Gabonreview. À Oyem, le patron du 7MP prévoit également de s’entretenir avec les leaders de la CNR de cette localité, avant de remobiliser les membres et sympathisants de sa formation politique sur place.

 

 
GR
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Eh bien, moi, Serge Makaya, je dis à mon petit frère Jean Ping qu’il a tort de tourner la page de 2016 (où la France a encore été impliquée dans la mascarade électorale) pour celle de 2023 qui ne changera rien. Il sait pourtant que ça ne va rien changer. Et même si cette même France lui donnait des garanties d’être élu en 2023, nous ne serons toujours pas libre pour autant. Moi je suis fatigué d’être manipulé depuis la pseudo indépendance de 1960 par les mêmes français qui continuent de se moquer totalement de nous, Africains. Cette hypocrisie doit cesser définitivement. L’Afrique aux Africains svp.

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