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Ayant introduit récemment une requête à travers laquelle elle réclamait, entre autres, la communication de documents justifiant que les 32 avocats postulants sont des juristes qualifiés, empêchant ainsi leur prestation de serment depuis le 30 octobre dernier, Me Gisèle Eyué Bekale vient d’être déboutée par le Conseil d’État. La cérémonie qui n’a pas pu avoir lieu le 6 novembre devrait être organisée en décembre prochain.

Me Gisèle Eyué. © Gabonreview

 

Serait-ce la fin de la crise qui secoue le barreau gabonais depuis quelques semaines ? Il semble bien que oui. C’est du moins ce que laisse entendre la décision que vient de rendre le Conseil d’État. La juridiction présidée par René Aboghe Ella vient de débouter Me Gisèle Eyué Bekale qui s’était opposée en fin octobre à la prestation de serment de 32 avocats postulants.

Il y a quelques semaines, l’avocate avait en effet introduit une requête devant le Conseil d’État dans laquelle elle réclamait notamment la publication par Me Lubin Ntoutoume des documents attestant que les postulants étaient des juristes qualifiés. Une initiative qui n’a pas manqué de susciter une levée de boucliers au barreau, au point que le bâtonnier et ses collaborateurs ont dû livrer leur part de vérité le 13 novembre dernier.

Lors de cette sortie, Me Lubin Ntoutoume avait affirmé que dans l’ensemble des 32 jeunes futurs avocats «se trouvent des professeurs agrégés de droit dont la notoriété est reconnue au Gabon et à l’extérieur du pays. Des jeunes Gabonais ayant prêté serment en France. Docteurs en droit, certains enseignent et d’autres sont en formation depuis 4 ou 5 voire 10 ans».

En levant la mesure conservatoire introduite par Me Gisèle Eyué Bekale, qui avait assuré que le bâtonnier était seul responsable de la suspension du processus de prestation de serment des postulants, le Conseil d’État vient de donner raison à Me Ntoutoume. Mais surtout, la juridiction rend à nouveau possible cette cérémonie qui devrait avoir lieu d’ici au 15 décembre prochain, selon certaines informations.

Pour rappel, le Gabon n’a pas eu de nouvel avocat depuis 2013, donc depuis 7 ans.

 

 
GR
 

14 Commentaires

  1. Fille dit :

    « Il y a quelques semaines, l’avocate avait en effet introduit une requête devant le Conseil d’État dans laquelle elle réclamait notamment la publication par Me Lubin Martial Ntoutoume des documents attestant que les postulants étaient des juristes qualifiés. Une initiative qui n’a pas manqué de susciter une levée de boucliers au barreau, au point que le bâtonnier et ses collaborateurs ont dû livrer leur part de vérité le 13 novembre dernier. »

    D’où comment tenter de marcher droit dans une société dans laquelle tout est illogique et tordu. Dans un état normal, cette réclamation n’aurait pas eu à déclencher une quelconque levée de bouclier, car pour qu’elle puisse valider quoique ce soit il aurait fallu connaître ce qu’elle valide. D’après moi l’attitude de cette femme n’était pas de remettre en cause la compétences de ces juristes mais bien de fonctionner de façon normale. Mais la normalité et la logique ne cadrent pas avec le tordu qui est devenu normal chez nous.

  2. Jean Cruz (Sherbrooke, Canada) dit :

    Force est de réaliser pour regretter qu’au Gabon les gens sont compétents lorsque dépourvus de pourvoir décisionnel!
    Me Lubin brille exceptionnellement par ce qu’il dénonçait et reprochait à Me Akumou M’Olouna, précédent bâtonnier du Gabon.
    Pourquoi bloquer ou refuser de publier des documents attestant les qualifications de ces juristes, si cela relève du normatif, de la procédure et davantage de la transparence? Pourquoi faire autrement ici quand votre modèle de gouvernance est la France? Des professeurs de droit, des détenteurs de doctorat ou professionnels de droit en France ou Canada, ne sont pas tous des avocats.
    Me Lubin ne peut pas dénoncer hier ces arrangements politiques dans la maison du barreau, et une fois bâtonnier aller chercher de tels soutiens politiques au Conseil d’Etat.

  3. Bitoubifame dit :

    Un conseil.
    « Entre l’arbre et l’écorce,il faut éviter de mettre le doigt »
    C’est une corporation où il y a de fortes têtes et aussi …des égos.
    Alors laissons les apprendre à allumer et à fumer le calumet de la paix.
    Car souvent nos commentaires partisans et passionnés n’apportent aucun esprit d’d’apaisement.

  4. PV dit :

    @Fille
    @Jean Cruz

    C’est bien de commenter cependant, avant de l’ouvrir il faudrait maitriser le sujet.
    Vos commentaires démontrent que vous réagissez sans avoir compris où était le problème.

    Merci de faire un effort supplémentaire la prochaine fois et assurez-vous d’avoir bien compris la problématique.

    À bon entendeur, salut.

  5. Protet dit :

    @Fille et @Jean Cruz, il faut lire l’article sur le sujet précédant celui-ci ! Morceau choisi : « Sur le fondement de la requête de maitre Gisèle Eyue Bekale, le bâtonnier précise que l’acte demandé par son confrère est disponible au secrétariat du barreau. En revanche, les délibérations du Conseil de l’ordre sont secrètes, conformément à la loi. N’ont droit à ces délibérations que les postulants à la profession d’avocat, les patrons de stage des postulants et le Garde de Sceaux.

    Or, a précisé maitre Lubin Martial Ntoutoume, maitre Gisèle Eyue Bekale n’a pas de postulant et n’est encore moins patron de stage. D’où sa question : «pourquoi saisit t-elle le Conseil d’Etat ? Peut-elle justifier que le bâtonnier a refusé de lui répondre ? C’est à elle d’expliquer pourquoi elle vient mettre en danger la vie de 32 jeunes gabonais ayant beaucoup souffert» »

    https://www.gabonreview.com/barreau-du-gabon-la-reaction-de-lubin-martial-ntoutoume-sur-le-report-de-la-prestation-de-serment-de-32-avocats/.

  6. Paul Mikouma dit :

    Maître Eyui est effectivement l’avocate d’Ali Bongo et d’Alain Claude Billie Bi Nze. Bref… bienvenue chez les Cancres.

  7. Marco dit :

    Cela n’a rien avoir…Changer un peu de disque
    totalement hors sujet

  8. Ndong dit :

    Tout avocat qui le souhaite doit obtenir toutes les décisions du conseil de l’ordre.
    On n’a pas voulu faire perdre la face à Lubin. Ce dossier n’est pas terminé.

  9. Nomi Rembongo dit :

    Je ne connais pas le fondement de la cause qui a
    été entendue devant le conseil d’État mais au regard
    de ce qui est dit plus haut,savoir que la requérante
    n’avait pas de postulant,je vous pose la question :
    Me EYUE avait-elle intérêt à agir ?

  10. Ngota dit :

    Mon cher Protet, merci beaucoup.
    C’est limpide.

    Curieuse réaction de la part de jean Cruz et Fille.

    • Alfonce dit :

      Si elle est avocat et que des postulants ne remplissant pas les conditions s appretent à exercer le métier. Il n y a pas matière à ce qu elle soit concernée en tant qu avocate? Il n y a pas de préjudice pour la profession? Elle qui a intégrée régulièrement la profession, n est elle pas en droit de s assurer que ces le cas pour tous? Et les postulants précédemment rejetés du précédent conseil de l ordre et même de la cour de cassation, pour ne pas remplir les conditions, ils vont entrer dans la profession. Il n y a t il pas la de quoi se poser des questions pour cette avocate. Et puis elle ne fait qu exercer un droit en contentieux, qui est rejeté aujourd’hui, c est cela l etat de droit, mais pourquoi le bâtonnier se repens t il autant dans la presse lorsqu un confrère exerce un droit ?

    • Fille dit :

      @Ngota, rien de curieux dans ma réaction. Je n’avais pas connaissance de l’article ayant traité le sujet précédemment. Merci.

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