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Mandaté pour trouver des solutions aux problèmes auxquels les Gabonais sont confrontés, dans les circonstances exceptionnelles du moment, le gouvernement de Rose Christiane Ossouka Raponda, ne semble pas convaincre les membres du Rassemblement pour la patrie et la modernité, qui assurent ne rien attendre de ce changement.

Le secrétaire exécutif du RPM, Faustin Laurent Bilie Bi Essone. © D.R.

 

Le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) ne se fait pas d’illusion sur le changement que beaucoup espèrent du nouveau gouvernement. A la faveur d’une déclaration, le 25 juillet à Libreville, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) s’est soustrait de la masse des Gabonais qui espèrent des changements notables avec le nouveau Premier ministre, pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Pour Faustin Laurent Bilie Bi Essone et ses camarades, la promotion de Rose Christiane Ossouka Raponda à la tête du gouvernement vise simplement à «masquer le bilan calamiteux d’Ali Bongo au sommet de l’Etat depuis onze ans. Il ne produira rien de nouveau».

«Le régime, à bout de souffle, n’a d’autre issue que de se raccrocher à des mesures en trompe l’œil comme la promotion d’une femme pour tenter de gagner la sympathie du plus grand nombre de Gabonaises et de Gabonais. Comme si cette simple promotion suffit, à elle seule, pour résoudre la crise multiforme dans laquelle se débat le Gabon depuis plus d’une décennie ; crise qui se traduit par un grave recul de notre pays dans tous les domaines», a affirmé le secrétaire exécutif du RPM.

Ce dernier estime qu’il est nécessaire et important d’attirer l’attention des compatriotes, qu’ils n’ont rien à attendre de ce gouvernement et du nouveau Premier ministre, fût-elle une femme. Elle «ne sera qu’un faire-valoir de plus, comme tous les autres qui l’ont précédé, à qui on fera porter le chapeau et qui sera à son tour, le moment venu, remercié sans aucun ménagement».

Le parti de l’opposition soutient qu’après «après avoir fait miroiter aux Gabonais un Gabon émergent à l’an 2025 et annoncé des projets aussi mirobolants les uns que les autres, dont la plupart n’ont jamais été concrétisés, alors que l’Etat disposait d’énormes moyens financiers, allègrement détournés par ses affidés, nos concitoyens demeurent confrontés à la non- satisfaction de leurs besoins élémentaires.» Et ce, «malgré la présence de Premiers ministres, dont certains qualifiés par Ali Bongo lui-même de perles rares, ainsi que la succession de plus de dix gouvernements, depuis 2009».

Le RPM assurent ne rien attendre du pouvoir actuel et de ses disciples. Car, «le problème du Gabon c’est d’abord, à l’origine Ali Bongo lui-même. Sa conception du pouvoir, son manque de vision et sa propension à la démagogie. Il a expressément fait modifier à plusieurs reprises la Constitution pour concentrer tous les pouvoirs entre ses mains afin d’assouvir ses desseins autocratiques et ses relents monarchistes. Le problème du Gabon, c’est aussi son entourage familial immédiat qui s’est persuadé de gérer le Gabon en marge de la Constitution».

 
GR
 

1 Commentaire

  1. messowomekewo dit :

    Chers opposants, votre grande faiblesse vient de ce que vous êtes trop dans le discours et pas assez dans l’action. Vous savez bien que le Gabon est dirigé par un imposteur qui croit seulement à la force et se vivifie grâce à votre peur. Donc, tant que vous ne le contraindrez pas à user de la force, vous n’aurez pas l’occasion d’en faire découvrir les limites. Sachez que l’usage de la force a des limites, à vous de pousser l’autocrate à la faute, pour en fin mettre à nue les limites de sa force.

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